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Nouvelle-Calédonie, Corse, Polynésie, Guyane : La France jacobine en miette

France Jacobine

Nouvelle-Calédonie, Corse, Polynésie, Guyane : La France jacobine en miette

Michel Lhomme ♦
Philosophe, politologue.

La préparation du référendum sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, prévu en novembre, a viré à l’aigre après la décision des deux partis de droite de claquer la porte d’un groupe de travail sur l’avenir institutionnel de l’archipel.

Ce groupe, baptisé “G10”, avait été souhaité par le Premier ministre Edouard Philippe lors de sa visite sur le Caillou en décembre dernier. Placé sous l’autorité de l’État, il réunit un groupe restreint de dirigeants non indépendantistes et indépendantistes “pour dessiner le chemin du vivre-ensemble pendant et après la consultation”, qui aura lieu d’ici fin novembre 2018.

Dimanche, ses membres se sont réunis pour la quatrième fois afin de préparer “la proposition de délibération fixant la date de la consultation dans la perspective de son prochain examen en séance publique du Congrès”. La date envisagée dans ce texte est le 4 novembre 2018. Mais la publication par le député Philippe Gomès (Calédonie Ensemble, les Constructifs) du projet de délibération du Congrès et de l’exposé de ses motifs sur sa page Facebook a suscité l’ire des représentants de la droite locale. Ils s’insurgent en outre contre “l’auto-flagellation” de l’exposé des motifs, qui note que “la colonisation portait en elle la négation du peuple kanak”. Pour eux ; il s’agit d’une vision négative et passéiste, extrait de la partie la plus sombre de l’accord de Nouméa (1998). Sonia Backès, chef du groupe les Républicains Calédoniens au Congrès, qui incarne la frange la plus à droite des loyalistes, a dénoncé un texte dont “la repentance coloniale est beaucoup trop forte à notre goût”.

 La Corse dans la Constitution

Le principe de l’inscription d’un article spécifique consacré à la Corse dans la Constitution a été acté mardi à l’issue d’une rencontre entre les élus nationalistes et la ministre Jacqueline Gourault, à la préfecture d’Ajaccio.

Lors de sa visite sur l’île le 7 février, Emmanuel Macron s’était déclaré “favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution“. La date de transmission au conseil d’État du texte constitutionnel sur la Corse a été reculée “pour avoir le temps de travailler“, a précisé Mme Gourault.

Préavis de grève en Polynésie

L’intersyndicale polynésienne a déposé un préavis pour une grève générale le 6 mars  auprès de l’ensemble des entreprises privées du Pays mais aussi après de l’ensemble des services et des établissements de l’État et ceci contre le projet de loi local du Pays visant à reformer le régime des retraites .

La Guyane plutôt tranquille est en campagne électorale.

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