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Le journal de Rome : aperçu sur les élections italiennes

Italie Drapeaux

Le journal de Rome : aperçu sur les élections italiennes

Gabriele Adinolfi ♦
Notre correspondant à Rome.

Tous les analystes l’avaient prédit. En Italie, avec la nouvelle loi électorale, il n’y a pas de majorité.

À la Camera (l’Assemblée italienne) et au Sénat, la coalition des partis de centre-droit est arrivée première, mais la formation Cinq Étoiles de Beppe Grillo est devenu le premier parti de la péninsule. Pour gouverner, il faut soit qu’ils se mettent d’accord entre eux, soit que l’un d’eux trouve un accord avec le centre-gauche et la gauche qui sont minoritaires dans tout le pays.

Seule, une alliance qui s’annonce difficile permettrait de constituer une majorité. Ce sera probablement une alliance avec les Cinq Étoiles. Ce ne sera pas facile car l’Italie se retrouve divisée en trois. Le Nord a voté pour le centre-droit et en majorité pour la Ligue; le Centre est plutôt avec le centre-gauche; le Sud  pour les Cinq Étoiles.

Mais les exigences des deux populismes  sont inconciliables. Dans le Nord, pour relancer la production, sont demandées des lois, dans le Sud on les réclame inversement pour accroître la dette et nourrir le parasitisme.

Quiconque pense que le populisme italien est un signe de protestation contre l’Europe a tort.

La Ligue et les Cinq Étoiles se sont toutes deux déclarées européistes. La protestation qu’ils mènent est fiscale, ou mieux il s’agit de deux contestations fiscales différentes et inconciliables. L’immigration a également affecté le vote, mais pas autant que prévu.

Aucun espace ne s’est en réalité ouvert pour les ailes extrêmes.

Les trois listes de gauche (Pouvoir au peuple, Parti communiste et Gauche unie) représentent ensemble 1,53%. Les deux listes de droite (CasaPound Italia et Pour les Italiens, qui comprend Fiamma et Forza Nuova) font 1,32%. CasaPound avec 0,94% obtient moins d’un tiers des voix nécessaires pour pouvoir élire un représentant.

Maintenant, il faudra du temps à l’Italie pour former une majorité. Cela s’était produit également pour la formation du gouvernement allemand et même là-bas, ce fut difficile malgré une tradition de consensus.

Compte tenu de l’influence que les centre d’influence anglo-américains exercent sur Cinq Etoiles et sur la gauche, il est probable que la stratégie choisie sera d’affaiblir l’Italie pour affaiblir l’Europe qui aujourd’hui essaie pourtant avec timidité de s’émanciper de la protection américaine.

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