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Mayotte : la fin du bras de fer ?

Annick Girardin Dialogue Barrage De Petite Terre 1

Mayotte : la fin du bras de fer ?

Michel Lhomme ♦
Philosophe, politologue.

La situation a évolué très vite dans la crise mahoraise.  les positions du gouvernement et de la ministre des Outre-mer viennent de connaître une nouvelle inflexion suite au très fort relais médiatique d’une crise qui s’apparente de plus en plus au bras de fer guyanais du printemps dernier.

La Ministre des Outre-mer Annick Girardin a cédé. Elle tend donc la perche et pour ne pas perdre la face demande que la rentrée se passe normalement. En gros, si vous maintenez les barrages lundi matin, je ne viens pas ! Les renforts sont là : ils semblent surtout prêts ce matin dans leurs cantonnements à ne pas permettre les barrages . Certaines municipalités viennent, et c’est le cas de Chirongui au Sud et de sa mairesse socialiste, de demander à leurs employés de ramasser les poubelles.

Autre grande surprise et c’est le Premier ministre Édouard Philipe en personne qui l’a annoncé au Sénat : un statut international pourrait être discuté pour l’hôpital de Mayotte. Annick Girardin l’a confirmé sur RMC. On a donc cherché et on a trouvé une formule juridique pour éviter de remettre en question le droit du sol dans la République, solution qui pourrait aussi s’appliquer en Guyane. Le statut d’hôpital international éviterait que les enfants nés dans ces établissements obtiennent automatiquement la nationalité française .

La Chine s’intéresse de plus en plus aux Comores

Depuis deux mois, un médecin chinois travaille même sur l’île de Mohéli. En à peine quatre mois, il s’exprime déjà en shimaoré et en français. Un autre collègue est présent à l’hôpital flambant neuf d’Anjouan, entièrement construit par Pékin, île à vocation maraîchère. C’est sans doute là toute la différence avec la France : une colonisation économique en douceur qui achète des terres et guérit tandis que la France aura finalement dépensé sans compter depuis des années aux Comores pour, au final, ne récupérer que les miettes du ressentiment et céder les trois îles  à l’Arabie Saoudite.

A propos de notre article sur Jean-Luc Mélenchon et Mayotte

Un lecteur nous reprend sur la question des mineurs isolés, estimés à 4000 sur l’île. Ce chiffre est sans aucun doute largement sur-estimé. Ils ne doivent être en tout et pour tout entre 400 et 600. Ils sont d’ailleurs rarement « isolés  » au sens français du terme puisqu’ils ont la plupart du temps un parent référent. Au moment de l’expulsion de leurs parents, ces derniers ont en effet toujours pris soin de les confier à des cousins ou des familiers lointains. Ce que posent les mineurs isolés à Mayotte, c’est la question de la parentalité et de l’éducation à la parentalité.

Ceci étant et pour élargir un peu, en France, Jean-Luc Mélenchon le pied-noir de la déportation connaît-il aussi le problème des mineurs isolés en France qui est bien plus grave? Il y aurait actuellement, et là les chiffres ne sont pas sur-estimés, entre 8000 et 10.000 mineurs étrangers recensés. Ces mineurs coûteraient à la collectivité plus d’un demi-milliard d’euros par an et c’est un coût exponentiel que l’État fait supporter en grande partie aux seules collectivités locales. De plus, beaucoup de ces mineurs isolés et sans papier prétendent qu’ils sont mineurs alors qu’ils ont facilement 20, 22 ou même 25 ans.

Tout le monde et en partie les éducateurs sociaux qui préfèrent s’occuper des clandestins sont complice de ces mensonges ! Compte tenu du nombre d’accueils enregistrés depuis le début de l’année, les collectivités estiment que la facture pourrait atteindre cette année 1,5 milliard d’euros. Dans les Hautes-Alpes, le chiffre est préoccupant puisqu’il aurait été multiplié par vingt entre 2016 et 2017 et le flux provenant en particulier d’Italie qui devrait très vite ouvrir ses frontières  continue sans interruption. En plein mois de février et malgré les neiges hivernales, les arrivées de « mineurs isolés  » recensés par le département ont aussi été importantes qu’au mois d’août dernier. Nous avons cherché et trouvé : le coût de la la prise en charge d’un mineur isolé au titre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) atteint 50 000 euros par jeune et par an.

Mais alors si on ne peut  déporter les mineurs isolés de France, que faut-il faire ? Logique de la déportation, logique des camps de rééducation, logique bolchevique à la Mélenchon. Mais oui, avec Mélenchon, on ne renie pas ses idoles même si après avoir été quasiment sénateur à vie, on n’a jamais hébergé chez soi un « étranger ».

Illustration : Annick Girardin dialoguant au barrage de Petite Terre.
  1. P.A.
    P.A.13 mars 2018

    Il est clair que Mayotte est, en petit, la France de bientôt. Les Russes, les Chinois, … et leurs ennemis les mondialistes unipolaires doivent rire sous cape!

  2. Robert41
    Robert4114 mars 2018

    L’exaspération populaire de Mayotte est légitime. Elle exprime la colère d’ayants-droits iliens contre une absurdité migratoire. Subir de plein fouet sur un espace restreint, une violence importée ou une composante en recherche de statuts ne peut qu’apporter des tensions fiévreuses, surtout lorsque le mirador politique parisien consent à ces intrusions incessantes. C’est vrai que c’est plus facile de faire subir aux autres un concept politico-moral que d’appliquer pour soi, dans son terrier de vie sociale, la même ingérence ! – Allez soyons fou, imaginons un seul instant, Monaco ou l’île de Ré envahies de migrants monopolisateurs ? – Ces lieux de villégiatures trop particuliers pour le commun du mortel seraient très vite désoccupés par les forces de l’ordre, de ces vilains touristes, n’est-ce pas ! – Comme partout en France et ses territoires de cousinage à identité forte ; ce déferlement migratoire s’invite sans complexe dans notre espace. On peut admettre une compassion nationale pour le migrant en danger de mort pour lui et les siens mais delà à mêler une urgence sécuritaire et une migration en recherche de statut social, c’est commettre un génocide économique pour les pays d’où ces migrants son partis. On vole la jeunesse nécessaire pour ces pays et on profite de leurs talents. Qu’ils soient sportifs ou intellectuels on omet le pillage social des pays d’origine pour une redondance universelle d’intérêts politique et économique. A ce sujet, le déni politique est affligeant en Europe de l’Ouest, ce n’est plus une faveur mais un vice.

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