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Les Diktats commerciaux : vers une lente prise de conscience ?

Hyper Marche Transatlantique

Les Diktats commerciaux : vers une lente prise de conscience ?

Auran Derien ♦
Universitaire.

Le président Trump met du poil à gratter dans les systèmes bien rodés des diktats commerciaux transnationaux. Il a affirmé qu’il n’y aurait normalement aucune exception à la nouvelle décision de mettre en place des droits de douane sur l’acier et l’aluminium.

La Grande Bretagne a entamé son bras de fer avec la commission européenne.

Ces événements ne sont peut-être qu’un dernier soubresaut du monde civilisé qui va disparaître, pour un temps indéterminé, remplacé par un monde de voyous.

Il se pourrait aussi que ce soit les prémisses d’une nouvelle aurore…

Que l’on évoque l’Aléna (Usa, Canada, Mexico), le Ceta (Canada-UE.) ou le Ttip (Traité Transatlantique), aucune parole critique ne se transforme jamais en actes. Au grand jour, les diktats commerciaux sont présentés par les professionnels  comme des outils de réalisation du paradis sur terre. .

L’empoisonnement permis par le Céta a été bien expliqué par Guy Grandjean . Ce traité autorise l’importation en Europe de 60.000 tonnes de viande bovine canadienne sans taxation, alors que sont autorisés en Amérique du Nord les stimulateurs de croissance (hormones et bêta-agonistes) ainsi que les substances à double usage, thérapeutique et de promotion de la croissance (les antibiotiques). Or, c’est tout le problème de l’antibiorésistance, enjeu majeur du XXIème siècle, qui est ainsi posé. Le Céta est entré en application en Europe depuis septembre 2017, imposé par la Commission de Bruxelles car 90% des dispositions dépendent d’elle alors que les 10% restant doivent être approuvés par les parlements nationaux.

La renégociation de l’Aléna insiste sur l’élimination des règles d’origine pour les produits et l’obligation d’instituer le mécanisme de l’arbitrage privé. Les migrations de populations qui suivirent ce traité, à cause de la destruction de l’agriculture mexicaine (en particulier le maïs), ont des conséquences sociales terrifiantes, tant pour le Mexique que pour les USA.

Les effets du traité Trans-Pacifique sont eux-aussi multiples : ils favorisent la délocalisation d’emplois, organisent la pression pour importer la nourriture et diminuer les normes d’étiquetage, limitent les liberté sur Internet, prolongent la durée des brevets des médicaments, permettent aux entreprises d’attaquer les pays et, bien sûr, laissent s’organiser les intrigues financières.

On ne s’étonne pas que toute action contre les diktats établis, qu’elle vienne de Donald Trump, de l’Angleterre ou du Vénézuéla, en tant qu’elle est susceptible de réveiller des peuples endormis, représente un danger pour l’empire de la finance mondialiste. Il se pourrait bien qu’en ruinant un peu plus chaque jour les peuples, la global-invasion pousse à la rébellion…

Les déportés du libre échange- Marie-Monique Robin

 

 

 

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