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Des lois à la Fabius-Gayssot : il en pleut comme à gravelotte

Prisonnières Huguenotes à La Tour De Constance

Des lois à la Fabius-Gayssot : il en pleut comme à gravelotte

Auran Derien ♦
Universitaire.

L’intolérance, dans les sociétés européennes, reposait sur ce que le grand penseur de l’antiquité, Celse, appela le procès de patriotisme.C’est en tant que mauvais citoyens que les chrétiens primitifs furent persécutés. De sorte que les mesures de répression se limitaient à des décisions purement  politiques. Jamais un européen aurait soumis les pensées exprimées à la censure. Il fallait passer à l’acte choquant pour être sanctionné.

Rien à voir donc avec l’intolérance occidentale dont nous sommes tous les victimes. L’occident est soumis à des réseaux qui salissent tout, au nom de la marchandisation du monde. Ils s’imposent que ce soit en matière de mœurs, de coutumes, d’attitudes. On ne peut formuler une opinion qui conduirait à douter d’articles de foi, étalés sous diverses formes, histoire, récit, prospectus, annonce…Être un fidèle, tel est le slogan imposé à tous.

Les lois d’inquisition à la fabius-gayssot (f/g) envahissent le champ social qui s’organise en clans, coteries, sectes, mafias, tout type de regroupement qui concentre une énergie émotionnelle. Le secret des affaires est leur obsession. L’essor prodigieux de la science et de la technique ne fut possible que grâce à l’esprit de la recherche méthodique, de l’investigation critique, de l’enquête prospective. Le langage des trafiquants est tout différent : ils veulent simplement dépouiller en toute tranquillité. Les méthodes des sectes ont été remises à l’honneur : disqualifier leurs opposants; ils préféreront toujours cela à un débat de fond. Les représentants du totalitarisme marchand ont obtenu que leurs serviteurs de Bruxelles adoptent des lois de “protection des secrets d’affaires” comme les lois f/g protègent les “vérités révélées. Les arguments d’autorité sont mis en circulation par des  think tank qui se préoccupent surtout de tromper le public et d’engranger des bénéfices plantureux. Le secret d’affaires est équivalent à la vérité révélée, la réflexion argumentée en est exclue. L’argument d’autorité remplace les autorités qui argumentent.

Le site bastamag, particulièrement conformiste, aujourd’hui gémit : «Qu’il s’agisse d’informations sur les pratiques fiscales des entreprises, de données d’intérêt général relatives à la santé publique ou liées à la protection de l’environnement et à la santé des consommateurs, les journalistes, les scientifiques, les syndicats, les ONG ou les lanceurs d’alertes qui s’aventureraient à rendre publiques de telles informations s’exposeraient à une procédure judiciaire longue et coûteuse, que la plupart d’entre eux seraient incapables d’assumer face aux moyens dont disposent les multinationales et les banques.»

Seuls les parlementaires néerlandais ont réagi avec un minimum de bon sens, et seulement pour un cas précis : la haine tarifée contre la Russie, imposée aux membres de la commission européenne. Les néerlandais ont demandé la fermeture de ce centre de la haine antirusse….

Le fruit d’un patient travail de lobbying en faveur des mafias.

Pour ceux qui ont lu et médité les travaux de J.F.Gayraud, de Xavier Raufer, Roberto Saviano, on a vraiment changé de monde avec la chute du mur de Berlin, lorsque le totalitarisme marchand n’a plus eu à se freiner. Depuis, le crime organisé est devenu la base de la globalisation. Les mafias de la global-invasion contrôlent des territoires, s’adonnent à toutes les activités possibles, ont fait chorus avec les politiques, sont devenues permanentes et échappent à l’attention car elles sont aussi des sociétés secrètes. Les multinationales sont des gangs, blanchissent tout à travers les paradis fiscaux, négocient n’importe quoi et ont surtout obtenu la levée de quelque surveillance que ce soit.

Il en résulte pour les  européens de vieille souche, que la vérité est une fleur dans le désert global où plus rien ne pousse, une voix d’homme libre, de dissident, à la manière de Soljenitsine ou de Zinoviev, lesquels auront toujours des “frères” en Europe, auxquels nous rendons hommage.

Illustration : Prisonnières huguenotes à la Tour de Constance, par Jeanne Lombard (1865–1945) .

 

  1. Robert41
    Robert4114 avril 2018

    Très bon article. C’est selon ma petite observation personnelle, le glissement perfide des droits de l’Homme, pour celui des droits de Minorités favorables à la division et donc au pouvoir. Ce que les révolutionnaires n’auraient jamais admis. Ils criaient vive la Nation et rien d’autres qui ne puissent désunir le corpus citoyen qu’on appelle laïcité aujourd’hui. Le machiavélisme mitterrandien est responsable de cette discorde nationale, il a spolié l’idée même des droits universels de l’Homme pour celui d’une épicerie électorale.

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