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La chronique littéraire de Viviane Le Ray

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La chronique littéraire de Viviane Le Ray

Viviane Le Ray ♦
Notre chroniqueuse littéraire.

« Blondin » – Jean Cormier et Symbad de Lassus (Editions du Rocher)

Décerné chaque année, à l’occasion de l’étape contre la montre : La Fouillousse-Saint-Etienne de la course Paris-Nice, le prix  remis sur le podium d’arrivée, par l’épouse de Louis Nucéra, Suzanne Nucéra, à Jean Cormier et Symbad de Lassus, petit-fils d’Antoine Blondin, était pour leur ouvrage : «Blondin» (Editions du Rocher).

« Caractériel » – Denis Tillinac – (Albin Michel)

Denis Tillinac, sans aucun doute, a écrit les plus belles pages, les plus lucides sur la famille, l’attachement viscéral à la terre. « Maison de famille » (il y a bien longtemps déjà !) me fit découvrir et ne plus quitter l’écrivain « indiscipliné » comme le fut l’enfant « qui a autant désorienté les psys que ses parents et ses copains de classe… ». Enfant devenu homme, pour qui l’enfer : c’est : Paris, quand bien même il serait celui de Doisneau… », le paradis ? « Les deux villages de ses ancêtres, le chant nocturne des grillons, le rouge vénéneux d’une floraison de coquelicots… » C’est l’histoire un adulte à l’âme buissonnière, à jamais indiscipliné, fusse-t-il « caractériel » aux yeux de la société bien-pensante !  L’écrivain d’aujourd’hui, demeure l’enfant épris de cette liberté que le romancier sublime avec une joyeuse douce émotion, à travers les mots. Les mots de l’un de nos meilleurs romanciers…

« La vérité sur la comtesse Berdaiev » Jean-Marie Rouart – (Gallimard)

La comtesse Berdaiev, aristocrate très belle et très libre, appartient à la communauté des Russes blancs, qui ont fui l’Union soviétique après la révolution de 1917. Déjà victime de l’Histoire qui l’a condamnée à l’exil et à la ruine, elle va se trouver impliquée dans une affaire de mœurs éclaboussant le milieu politique dans les débuts ténébreux de la Ve République.  Qui mieux que Jean-Marie Rouart sait écrire  avec autant sensualité la passion amoureuse ? La passion confrontée à la brutalité du pouvoir, à une société qui se veut toujours plus moralisatrice… Il était tant en la matière qu’un écrivain élève le ton avec douceur à travers la vie d’une vraie femme libre ! Pourquoi le destin s’acharne-t-il sur la comtesse Berdaiev ? Sans doute parce qu’elle n’était pas féministe à l’image repoussante des féministes d’aujourd’hui, mais une authentique femme libre, fière de sa féminité!

« Un hiver au Vésinet » – François Bott – (La Table Ronde)

Au Vésinet, dans les jardins où elle déjeune chaque jour en solitaire, une jeune bibliothécaire fait la rencontre d’un vieil homme. Après sa mort, elle apprend dans le journal qu’il s’appelait Émile-Auguste Chartier, dit Alain.  À Argenteuil, un professeur de français instaure des parties de poker en classe pour mieux parler de Rimbaud. À Bois-Colombes, une postière s’écrit des lettres à elle-même et se raconte son propre chagrin d’amour. Dans chacun de ces dix-huit récits, François Bott, douce habitude, nous enchante par sa poésie, sa langue, sa si belle nostalgie heureuse….

 

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