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L’Europe face à l’escalade nucléaire

Escalade Nucléaire

L’Europe face à l’escalade nucléaire

Gabriella Lima ♦

Gabriella Lima est une journaliste indépendante d’origine italienne et l’auteure du blog Expression.libre. Diplômée en droit international, ses recherches et ses articles sont souvent orientés vers le Proche Orient et l’Europe.

Alors que l’Europe subit des bouleversements considérables, les États-Unis continuent d’imposer leur vision du monde

En frappant la Syrie, Washington a prouvé de nouveau qu’il préfère se concentrer sur des moyens de coercition militaires, au lieu de puiser dans toute la panoplie de moyens diplomatiques, économiques, politiques et sécuritaires. La France et le Royaume-Uni ont soutenu les États-Unis, bien que l’Europe n’ait aucun intérêt politique à prendre part à la rivalité américano-russe. Au contraire, elle a tous les moyens pour permettre le dialogue et jouer un rôle d’artisan de la paix internationale.

La course aux armements nucléaires menaçante pour l’Europe

Dans un contexte international inquiétant, l’Europe risque de se trouver au cœur du conflit entre les deux puissances mondiales.

Au mois de mars, le président russe a annoncé posséder de nouvelles armes. Lors de son discours annuel au parlement russe, il a présenté un missile de croisière à propulsion nucléaire à “portée illimitée”, un véhicule submersible plus rapide qu’un sous-marin, deux types de missiles “hypersoniques” indétectables par les systèmes anti-missiles de l’OTAN. Les nouveaux équipements incluent également le “Sarmat”, un missile balistique intercontinental de 200 tonnes pouvant être équipé de charges nucléaires et capable de frapper “tout objectif via le pôle Sud ou le pôle Nord” et une flotte de “drones sous-marin” pouvant embarquer de “nouveaux systèmes d’armes nucléaires avec des munitions extrêmement puissantes”.
Presque un mois avant les déclarations du chef du Kremlin, son homologue étasunien Donald Trump a dévoilé une “nouvelle posture nucléaire” américaine qui viserait à contrer la modernisation de l’arsenal russe. D’après le New York Times, cela “va ouvrir une nouvelle course aux armements nucléaires”.

La nouvelle hypothèse stratégique américaine ne nie pas le danger apocalyptique de l’escalade, tout en pensant pouvoir le contenir et le repousser. Chose certaine, il s’agit d’une rupture par rapport au tabou universel, largement partagé depuis des décennies, exigeant de ne jamais utiliser l’arme nucléaire en cas de conflit.

Selon le docteur en géopolitique de l’Institut français de géopolitique Pierre-Emmanuel Thomann, cette escalade nucléaire fait encourir le plus grand risque pour les nations européennes dont le territoire redevient un enjeu dans la rivalité entre les États-Unis et la Russie dans l’éventualité d’une guerre nucléaire.

Mais l’histoire nous enseigne que les courses aux armements et les guerres nucléaires ne peuvent jamais être gagnées. C’est pourquoi, l’Union Européenne doit garder le sens commun et “prendre la tête du mouvement de dénucléarisation du monde”, avant qu’il ne soit trop tard.

Illustration : l’escalade nucléaire, jeux d’échec ou géostratégie ?

 

  1. Robert41
    Robert4125 avril 2018

    Depuis que le journaliste et homme politique John, O’Sullivan, a fait publié en 1845, dans les magazines United States Magazine et Democratic Review, son essai sur l’idée : D’une Destinée Manifeste de l’Amérique. Ce n’est plus uniquement le Peuple élu de l’ancien testament qui veut prédisposer les gentils pueblos à la servilité ; c’est aussi cette nature criminogène du White Spirit Américain, basée sur la conquête d’espaces tous azimuts et l’usage du chantage et de l’immoralité pour s’enrichir. John, O’Sullivan, a fait naître ainsi une religion politico-économique providentielle basée sur une volonté d’amélioration, de changement et de renouvellement ; c’est celle du Protestantisme. La politique agressive américaine ne s’est jamais modifiée depuis. Le premier exécutant, le président James, Polk, démocrate, y a vu le salut d’une vertu progressive (celle qui a tend plu à Hollande). Le mal était né. Cela a commencé par conquérir le continent nord-américain en liquidant les tribus amérindiennes de leurs terres ancestrales, puis le Mexique en 1848 (traité de Guadeloupe Hidalgo) de ces terres du Texas, de Californie, de l’Arizona, du Nevada, de l’Utah et du Nouveau-Mexique, vint ensuite le tour de l’Espagne avec la Floride. Cette politique criminelle n’hésitant pas à créer de faux prétextes comme l’explosion du cuirassé “Maine” (1898) pour rentrer en guerre. Ce qui c’est réitéré en 1964 avec deux destroyers américains “Le Maddox et le Turner Joy” aventurés dans les eaux territoriales vietnamiennes où les services secrets américains ont accusé leur futur victime d’avoir tiré sur ces deux bâtiments navals. Rien de nouveau avec cette stratégie américaine, on provoque par n’importe quels moyens puis on intervient pour la morale … Dans ces coups tordus, on retrouve toujours les mêmes acteurs : – Une Presse dépendante du Pouvoir financier, des hommes d’affaires véreux et une politique opportuniste.

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