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Climat : le catastrophisme mis en doute par un grand scientifique

Le Vrai Le Faux Et Lincertain

Climat : le catastrophisme mis en doute par un grand scientifique

Jean-Claude Pont ♦

 Dans son livre Le vrai, le faux et l’incertain dans les thèses du réchauffement climatique (éd. Monographic), l’un des plus respectés parmi les savants suisses taille en pièces la crédibilité du GIEC, l’autorité scientifique suprême à l’origine des thèses sur le réchauffement climatique induit par l’homme. L’historien et philosophe des sciences, Jean-Claude Pont s’évertue ainsi à fissurer la théorie d’une catastrophe climatique d’origine humaine liée à l’augmentation du gaz carbonique (CO) sur la planète bleue. Cent jours après la sortie de son livre, Jean-Claude Pont défraie la chronique dans les milieux scientifiques et a donné un entretien exclusif au quotidien suisse Le Nouvelliste. Metamag ayant comme on le sait sur les questions climatiques et énergiques une position souvent à contre-courant, il nous est paru opportun de reprendre cet entretien.Jean-Claude Pont est Docteur en mathématiques et fut directeur de la chaire d’histoire et de philosophie des sciences de l’Université de Genève durant vingt ans. Michel Lhomme.

En quoi y a-t-il du vrai, du faux et de l’incertain dans les thèses du réchauffement climatique ?
Il est vrai que le climat a toujours évolué depuis que la Terre existe, tout comme il est vrai que la Terre est en danger en raison de la pollution. Mais il est faux de dire que le CO2 est un polluant et qu’il est responsable d’une augmentation des températures. Il est également faux de prétendre qu’il y a un consensus scientifique sur la question. L’incertain ? Nous ne savons pas, pas plus que le GIEC, quels seront le niveau des mers et des températures du globe et l’état des glaciers dans cinquante ans. Il n’y a, selon moi et l’association française, aucune méthode raisonnable aujourd’hui pour faire ce genre de prédiction.

Imprécisions et incertitudes scientifiques, dites-vous: faut-il pour autant rester les bras croisés ?
Non. Mais on se trompe de combat. Nous n’agissons pas sur les bons ressorts. Deux exemples simples: le CO est un gaz à effet de serre qui constitue 4% de la vapeur d’eau, autre gaz à effet de serre qui compte pour 95% dans l’effet de serre. La période 1950-1980 a été reconnue comme très froide bien que le CO n’ait cessé de croître durant ce laps de temps. Depuis 1998, la température a stagné en période d’augmentation du CO. Voilà les incohérences du modèle. Et précisons bien que la thèse officielle – une hausse de 0,7 degré en cent vingt ans – correspond à la différence de température entre Nice et Marseille. Autrement dit, c’est négligeable.

Pourtant, les glaciers reculent et la floraison avance…
Pour les glaciers, il a été démontré que la disparition de ceux du Kilimandjaro n’était pas due au réchauffement climatique mais à un changement de régime des précipitations. Il est évident que si les précipitations cessaient, même avec une température inférieure à aujourd’hui, les glaciers disparaîtraient.

Une moitié de votre livre dit qu’il n’y a pas de réchauffement climatique, l’autre dit qu’il y en a un mais que l’être humain n’en est pas responsable. Au final, vous vous contredisez…
«Ré-chauffement» implique un état initial. Mais il y a cent vingt ans, nous n’avions aucune mesure des températures sur les 90% de la surface de la Terre, comme celle des océans. Aucune comparaison n’est donc possible. Il est par ailleurs prouvé que le petit optimum médiéval est une période dont on pense qu’elle était aussi chaude qu’aujourd’hui en l’absence d’activités industrielles.

Vous ignorez complètement la montée des océans, les millions de réfugiés climatiques ou l’élévation en altitude des plantes…
On a quitté la science pour l’idéologie verte. C’est ce qui rend la discussion très difficile. Les scientifiques qui ont réalisé ces travaux ont fait de la très bonne physique ou de la très bonne chimie mais dans l’ignorance de la récupération politique et idéologique qu’on en ferait.

Pour vous, le GIEC est une secte, un lobby riche et manipulateur. C’est pourtant un organisme impliquant 2500 chercheurs de 195 pays qui basent leurs conclusions sur plus de 30 000 publications scientifiques…
Le fonctionnement du GIEC est le suivant: il publie périodiquement un rapport de 4000 à 5000 pages à partir de travaux de scientifiques engagés à cet effet. Ce rapport est transformé en une synthèse de 150 pages dans laquelle les scientifiques de départ ne sont plus impliqués. Synthèse qui est transformée en un résumé d’une quarantaine de pages pour les décideurs. On a de très nombreux exemples de savants de premier plan qui ont claqué la porte du GIEC parce que leur rapport avait été manipulé.

Que vaut le travail d’un seul homme dont l’idéologie peut aussi altérer le raisonnement ?
Je n’ai personnellement aucun intérêt financier là-dedans. De l’autre côté, il y a des journalistes payés par le GIEC et des entrepreneurs du solaire et de l’éolien qui gagnent des milliers de milliards de francs, des ONG environnementales qui en font leur beurre et des Verts qui remplissent leurs urnes…

Mais vous, vous ne proposez aucune perspective…
Au contraire. La lutte contre le CO est un combat absurde et contre-productif. La politique énergétique actuelle est faite d’illusion. Le solaire et l’éolien ne sont pas en mesure de satisfaire les besoins. En revanche, la lutte contre la pollution avérée doit être une priorité absolue.

Elon Musk avec des batteries superpuissantes et Bertrand Piccard avec un avion solaire ne vous convainquent pas…
Non. Ce sont des promesses vides. Avec un tour de la Terre en un an à 30 km/h, on ne verra rien sortir de concret dans les dix ans. On ne doit compter sur ces nouvelles technologies que dans la mesure où l’on a déjà assuré le nécessaire au niveau énergétique.

Selon vous, la quasi-totalité du CO2 est produite par les océans et les forêts. Sauf que ces écosystèmes en consomment autant qu’ils en produisent, le bilan est donc nul…
Oui, mais restent 3,8% rejetés par l’homme dans l’atmosphère, ce qui est insignifiant en regard des flux évoqués.

Vous vous trompez d’un facteur 10 sur l’élévation des mers sur un siècle…
L’augmentation du niveau de la mer est d’un millimètre par décennie selon le marégraphe de Brest. Aucune méthode raisonnable ne permet de prédire une accélération ou une régression de ce nombre.

Selon vous, l’Arctique n’a presque pas perdu de glace…
Alors que le GIEC en prédisait une disparition rapide, l’Arctique n’a perdu que 12% des glaces en trente ans.

Le vrai, le faux et l’incertain dans les thèses du réchauffement climatique, Jean-Claude Pont, éd. Monographic.

Source

  1. Kerida
    Kerida28 avril 2018

    Bonjour,
    Dans quelle revue scientifique est publiée cette analyse ?
    Merci

    • La Rédaction
      La Rédaction29 avril 2018

      La rédaction : L’auteur du livre Le vrai, le faux et l’incertain dans les thèses du réchauffement climatique (éd. Monographic) , Jean-Claude Pont, est né à Sierre en 1941.

      Dr en mathématiques, 41 ans passés dans l’enseignement. Des mathématiques d’abord (Lycée-Collège de Sion, devenu Lycée-Collège des Creusets). Titulaire ensuite de la chaire « Histoire et philosophie des sciences » à l’Université de Genève.

      Il a été interviewé par Pascal Fauchère, journaliste, pour le site Le nouvelliste (https://www.lenouvelliste.ch/articles/valais/canton/polemique-sur-le-climat-le-sierrois-jean-claude-pont-conteste-la-these-rechauffiste-749826) dont nous avons repris le texte.

      • Robert
        Robert13 mai 2018

        Un livre est un livre et il n’est pas soumis au contrôle des pairs. D’autre part L’auteur intervient hors de son champ de compétences il n’exprime donc qu’un avis qui ne vaut que ce qu’il vaut cad peanuts.

        A comparer avec les résultats vérifiés des milliers de scientifiques compétents sur le sujet et synthétisés dans les rapports du GIEC..

  2. jipebe29
    jipebe2930 avril 2018

    Gaz carbonique = CO2, et pas CO, qui est la formule du monoxyde de carbone.

  3. jipebe29
    jipebe2930 avril 2018

    “… d’un millimètre par décennie selon le marégraphe de Brest.”
    Non, le marégraphe de Brest mesure une montée de 1 mm/an et non par décennie.

    La tendance est de 1,29 +/-0,10 mm/an :

    https://tidesandcurrents.noaa.gov/sltrends/sltrends_station.shtml?id=190-091

  4. Christophe
    Christophe30 avril 2018

    Quelques rectifications indispensables sont à faire pour garder un sérieux indispensable à asseoir une certaine crédibilité :
    1° Il serait bon de corriger au moins cinq fois les occurrences de CO dans votre texte et de les remplacer par CO2 ! Cela ne fait hélas pas très sérieux ni pour vous ni pour “Le Nouvel-liste”, si la faute incombe à ce journal.

    2° Vous écrivez ou citez : « le CO2 est un gaz à effet de serre qui constitue 4% de la vapeur d’eau, autre gaz à effet de serre qui compte pour 95% dans l’effet de serre ». Cela n’a pas de sens. À la page 48 du livre on lit aussi ceci : « … dont la vapeur d’eau (le 95% de l’atmosphère)… » . À la page 66 encore une fois : « L’atmosphère terrestre compte 95% de vapeur d’eau contre 3,6% de gaz carbonique ». Aucun de ces énoncés n’est correct ni com-préhensible. Rappelons seulement ceci : la vapeur d’eau représente de 0,5 à 5% de l’atmosphère et le CO2 actuellement 404 ppm, soit 0,04% ; à côté il y a le méthane 1,75 ppm, soit 0,000175% sans oublier les gaz majoritaires que sont le diazote 78%, le dioxygène 21% et l’argon 0,9%. Pour ce qui est de l’effet de serre, la vapeur d’eau compte pour 36 à 72% (on retient en moyenne 60%), le CO2 pour 9 à 26%, l’ozone pour 3 à 7%, le méthane pour 4 à 9%, il y a encore le protoxyde d’azote.

    Soyez au moins clairs et corrects dans vos énoncés quantitatifs.

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