Réseaux sociaux, newsletter et flux rss

Le cancer de l’éolien et du photovoltaïque

Eolien Photovoltaique

Le cancer de l’éolien et du photovoltaïque

Michel Gay ♦

Les ramifications des lobbies éoliens et photovoltaïques se propagent au sein de la société française comme des métastases assoiffées d’argent et de pouvoirs au détriment du corps social et de l’intérêt général.

Les sociétés de production d’électricité (incluant EDF) se sont engouffrées dans l’aubaine que représente la loi sur la tarification entre opérateurs. Elle impose à EDF (Enedis) d’acheter à un prix élevé toute l’électricité produite par les éoliennes (9,2 c€/kWh), et les panneaux photovoltaïques (de 13 c€/kWh à plus de 50 c€/kWh). Pour mémoire, le nucléaire produit aujourd’hui à environ 4 c€/kWh, et le nucléaire futur produira à environ 7c€/kWh, démantèlement et gestion des déchets inclus.

Ces investissements “politiquement corrects” mais inutiles, et même nuisibles, pénalisent les coûts de production et renchérissent la facture d’électricité des consommateurs.

Par exemple, pour ne pas apparaître directement, la société Engie, issue de Suez, a créé une filiale, la Compagnie du Vent, qui sait habilement approcher les élus locaux à travers les activités de proximité de sa maison mère dans le domaine de l’eau.

Ces sociétés sont souvent un moyen de compromission subtile en utilisant astucieusement la loi au profit d’intérêts particuliers tout en revêtant les aspects de la légalité. Des élus locaux, ou leurs affiliés, sont présents dans leurs conseils d’administration, ou à des postes opérationnels, pour promouvoir les énergies du vent et du soleil au détriment de l’intérêt général.

Dans les faits, les décisions à caractère technique sont prises par la Compagnie du vent, mais les autres intervenants sont rémunérés en jetons de présence, ou en salaire, ou en réseau d’influence.
Certains maires ont été condamnés lorsque c’était illégal, mais ils sont de plus en plus prudents et bien conseillés.

Pour parfaire cette organisation, les marchés de construction sont conclus avec des entreprises locales. Tout ceci permet d’impliquer (de compromettre ?) un ensemble de décideurs locaux. Le consommateur final (qui a bon dos) paiera le coût supplémentaire d’une énergie dont il n’a pas besoin. La France est exportatrice nette de près de 10% de sa production d’électricité.

De plus, ces investissements inutiles nécessitent un double investissement dans une capacité équivalente pilotable et souple d’emploi (généralement une centrale électrique au gaz).

Cet argent public manquera ensuite pour des développements plus utiles (santé, éducation, sécurité,…).

Le problème fondamental est que les représentants de la Nation (dont le rôle est de défendre l’intérêt général) ont autorisé légalement la spoliation de tous les Français au profit d’une minorité commerciale qui vend des éoliennes et des panneaux photovoltaïques, notamment en votant la Loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) d’août 2015.

La Cour régionale des comptes n’y voit-elle aucun conflit d’intérêt ?

Jusqu’à quand perdurera cet aveuglement (volontaire ?) d’une majorité d’élus (et d’une partie de leurs électeurs) qui préfèrent aller dans le sens de leurs propres intérêts à court terme plutôt que de combattre le cancer éolien et photovoltaïque dans le sens de l’intérêt général ?

  1. Marquan
    Marquan6 mai 2018

    on trouve dans cet article pas moins d’une dizaine de d’erreurs, certains dérisoires (non ce n’est pas Enedis qui rachète l’électricité, et non Engie n’a pas créé la Compagnie du Vent, et non la France n’est plus exportatrice nette d’électricité depuis quelques années déjà) et d’autres plus graves comme le prix de rachat de l’électricité photovoltaïque que Michel Gay chiffre “de 13 c€/kWh à plus de 50 c€/kWh”, alors que le prix est passé en dessous de ces 13 cents depuis plus de 4 ans et qu’il est même sorti en dessous de 6 cents lors des derniers appels d’offres nationaux (résultats consultables sur le site du Ministère). Alors oui, la conclusion de Michel Gay s’en trouverait légèrement modifiée (d’autant que les chiffres de l’électricité nucléaire, de 4 à 7 cents, sortent eux-mêmes de son chapeau…).

  2. Bob
    Bob7 mai 2018

    Heureusement une bonne chimio en Thalasso à Fukushima pourrait soigner la France

  3. Pouyet Jacqes
    Pouyet Jacqes7 mai 2018

    C’est scandaleux de voir critiquer les énergies renouvelables alors que la France vient de dépasser debut mai son seuil annuel de consommation ” durable”.

    Non le nucléaire n’est pas du tout une solution, mais un moindre mal temporaire!

    Seule une réduction de la consommation de tous et de chacun alliée à un effort de développement des énergies éoliennes et solaires digne du plan Marshall d’après guerre peut encore sauver l’humanité!

    Quand à la posture faussement anticapitaliste: le nucléaire et le pétrole sont des énergies très capitalistiques contrairement à l’eolien local participatif et surtout au solaire individuel!

  4. Citoyen du 21ème siècle
    Citoyen du 21ème siècle8 mai 2018

    Notre société évolue vite, un grand nombre de nouvelles technologies et pratiques émergent et certains le refusent, intimement persuadés que leur époque était bien mieux, et sont prêts à tout y compris à répandre ce genre de “fake news”, pour entraver le progrès et la marche de notre époque. Mais rassurez vous, la jeune génération à laquelle j’appartiens ne se laisse pas duper par vos propos, et éteindra ces “caprices” d’un autre temps.

Répondre