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Poutine- Macron : vrai tsar, faux roi. Un 4ème mandat, c’est autre chose qu’un an seulement

Poutine Macron Versailles Jpg

Poutine- Macron : vrai tsar, faux roi. Un 4ème mandat, c’est autre chose qu’un an seulement

Jean Bonnevey ♦
Journaliste.

Le premier anniversaire de la présidence Macron intervient au moment du serment du quatrième mandat présidentiel de Poutine. La comparaison est cruelle pour l’ «homme qui voulait être roi » par rapport à celui qui est indiscutablement tsar.

Pour la quatrième fois, Vladimir Poutine a été investi à la présidence de la Russie au grand palais du Kremlin, lundi 7 mai. Debout dans la salle Andreïevski richement décorée, la main posée sur un exemplaire gaufré à l’or de la Constitution, l’homme fort de la Russie a juré de servir le peuple russe, de sauvegarder ses droits et libertés et de défendre la souveraineté de son pays. Réélu en mars avec 76,7 % des voix – son record –, Vladimir Poutine, qui préside aux destinées du pays depuis dix-huit ans en tant que chef d’État ou de gouvernement, commence un mandat courant jusqu’en 2024.

Ce quatrième mandat débute sous le signe de tensions croissantes avec les Occidentaux. Frappée depuis 2014 par des sanctions occidentales sans précédent à cause de la crise ukrainienne, la Russie s’oppose aussi à ces derniers dans le conflit syrien et en raison des accusations non prouvées d’ingérence russe dans l’élection de Donald Trump.

Le Président Macron, lui, a bombardé la Syrie à la remorque de Donald Trump sans rien changer à la situation. Il n’ ose pas s’engager sur la souveraineté française en Nouvelle Calédonie, ni sur l’’islamisation et l’immigration.

Sa volonté de réforme est contestée par une gauche syndicale infiltrée par le gauchisme le plus violent dans ses manifestations. En réalité c’est son élection qui est en cause et son style. Il se voudrait monarque, mais n’est pas Poutine qui veut.

La presse française est sévère avec Poutine, mais l’étrangère pas tendre avec Macron. Certains, comme le Financial Times, lient cet anniversaire aux interviews accordées à Jean-Pierre Pernaut, Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. «C’est comme si le président, pour célébrer son premier anniversaire au pouvoir, avait voulu offrir un combat de catch à ses électeurs», écrit le journal économique.

Même si le dirigeant français dispose encore d’une image forte à l’international, l’effet de nouveauté semble quelque peu passé. «La magie perdue d’Emmanuel Macron», titre ainsi le Corriere della Sera. «Il y a un an, Emmanuel Macron a stupéfié le monde. […] Mais maintenant le vent a tourné, et au lieu de souffler dans le dos [du président], il lui arrive en plein visage. […] Macron est loin d’être fini. Mais l’enchantement qui – grâce à son intuition et une série de coups de chance – l’a amené à tout gagner est fini», souligne le journal milanais.

De même, Politico Europe considère que «la longue lune de miel entre le nouveau président français et une Europe sous le charme a pris fin, cédant la place à la dure réalité du jeu politique qui […] commence à révéler les limites de la révolution libérale à la Macron». Et le média en ligne d’asséner: «Emmanuel Macron sait maintenant qu’il était plus facile de devenir le président français à 39 ans que de réformer l’Europe…»
Et pour réformer la France c’est encore une autre histoire.

Louis XIV est déjà perçu en Louis Philippe et ça ne fait que commencer.

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