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Windsor-Cannes-Eurovision : pas de palmes pour les médias. Vivement un roi noir en Grande-Bretagne

Medias Harry Meghan

Windsor-Cannes-Eurovision : pas de palmes pour les médias. Vivement un roi noir en Grande-Bretagne

Jean Ansar ♦
Journaliste.

Les médias français ont tenté de transformer un mariage royal en messe cathodique anti-raciste. Enfin, dans la famille royale, une personne métissée. La particularité, notable, est devenue l’obsession médiatique française.

Il fallait bien trouver quelque chose. Car les média,s à Londres, de mariages en mariages mangent leur chapeau de preneurs de Bastille et de coupeurs de têtes réactionnaires. Nos journalistes ont bien toujours au coin des lèvres un petit sourire ironique pour prouver qu’ils jouent le jeu, qu’ils y sont obligés, mais qu’a eux on ne la fait pas. Ils sont forcés, course à l’audimat, d’en faire des tonnes. Dans le pays des valeurs de la révolution de 89, nos médias sont régulièrement monarchistes. Ça leur fait mal. Heureusement ce coup ci, il y a Méghan.

Ils font feu de tous bois car ils sont à la ramasse.

A la ramasse aussi à Cannes avec un festival qui n’intéresse plus que les pique-assiettes professionnels des réceptions inutiles. Un festival aussi ordinaire qu’un ancien président et qui n’aura même pas réussi à se transformer en grand meeting féministe. Le rassemblement de ces dames sur les marches a fait un flop. Il faut dire que la revendication de l’égalité salariale avait tout de même quelque chose d’inapproprié dans le pays de la “gréviculture” des damnés de la terre.

Troisième flop médiatique français, l’Eurovision. On devait gagner puisqu’on était dans le politiquement correct du soutien aux migrants. Et bien  Merci a fait un bide malgré la campagne de promotion d’une histoire présentée comme vraie et la redécouverte miraculeuse de la maman de Merci. Les médias ont trouvé l’aiguille dans la botte de foin, ça tombait bien.

Promotion du cosmopolitisme, du féminisme militant et de l’immigrationisme médiatique : trois échecs du formatage de l’opinion.

On le sait depuis longtemps, il n’y a jamais eu de racisme vis-à-vis des jolies femmes. C’était même vrai du temps de l’esclavage et des favorites du maître de la plantation. Méghan cultive la mémoire de l’esclavage et de la lutte pour les droits civiques en tant qu’Américaine de maman noire. Mais il ne faut pas confondre l’ouverture à la diversité, à l’exotisme si prisé du temps des « tonkinoises » et de la « Mélissa »  de Julien Clerc -si ce mot est toujours utilisable- avec le remplacement ethnique et religieux contre l’héritage de la tradition historique. Méghan, absolument ravissante, apporte un sang neuf, c’est vrai. En fait, elle fait rentrer d’une certaine façon par la petite porte, la diversité assumée du Commonwealth, dans la famille royale. Elle élargit la tradition impériale. On ose à peine faire remarquer qu’elle n’épouse pas le futur roi d Angleterre et que ses enfants seront très éloignés de la succession. La diversité est à la marge, le message est moderniste, mais sans danger, ce qui n’était certes pas le cas avec Diana.

On voit bien nos médias impatients d’avoir un roi noir, un Obama 1er. L’antiracisme déforme tout. Il y a un feuilleton Netflix sur Troie où Achille est noir. C’est dire  jusqu’à quel degré d’imbécilité peut porter l’idéologie. On notera tout de même que cette fascination de la modernité des mœurs ne va pas jusqu’à condamner l’obligation faite à Edouard VIII d’abdiquer pour cause de…. mariage avec une divorcée américaine. Certes il était roi , mais elle n’était pas noire. Cependant nos médias partisans de l’amour au dessus du protocole éculé de la royauté trop pale devraient se lancer dans une campagne de réhabilitation de la sincérité des cœurs sanctionnée. Il est vrai qu’Edouard VIII était peu sensible, semble t il, à l’idéologie du mélange racial et plus séduit par d’autres thèses. Quand à Harry, il montre que son déguisement en nazi d’opérette ne méritait pas un déchaînement médiatique, aujourd’hui tout de même minimisé.

L’antiracisme continue de rendre les médias incapables d’analyses équilibrées.

Le féminisme militant anti Weinstein dans le cinéma mondial rejoint l’anti-racisme et la dictature des anciennes victimes de l’Homme, blanc de préférence. Cela débouche sur un Cannes féminisé certes mais dévalorisé. Mauvais donc pour la cause des femmes. Pas de grands films, pas d’immenses stars, (les hommes du cinéma font profils bas) pas d’engouement du public. Même la mobilisation féministe par rapport à ce qui était annoncé a descendu une marche plutôt que la monter.

Reste l’Eurovision qui, comme Cannes, consacre le message politique plus que le talent. Mais là, le public vote. Les migrants sont plus populaires chez les « happy few » de Cannes que dans le peuple européen. CQFD.

  1. je hais les cookies
    je hais les cookies21 mai 2018

    que le roi, le président en fait, soit blanc noir vert bleu ou bariolé on s’en fout le problème c’est tant qu’on aura un roi capitaliste ! sponsorisé et travaillant pour les banques et la finance, et l’UE et l’OTAN, bref nos mâitres et exploiteurs qui nous préparent leur Nouvel Ordre Mondial totalitaire ! c’est de ces forces réactionnaires qu’il faudrait se libérer
    Un président, quelque soit la couleur de sa peau de ses yeux ou de ses cheveux on s’en fout, du moment qu’il nous sorte de cette prison des peuples qu’est l’Union “européenne” !

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