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Festival du livre de Nice : Au plaisir de l’écrit et du lecteur. Le prix « Baie des anges » sacre le terroir qui parle à tous

VISUEL FDLN 2018 H

Festival du livre de Nice : Au plaisir de l’écrit et du lecteur. Le prix « Baie des anges » sacre le terroir qui parle à tous

Jean Ansar ♦
Journaliste.

Le festival du Livre de Nice organisé depuis sa relance par la société MPO est devenu, grâce à l’action du maire de Nice, Christian Estrosi, et aux innovations permanentes de son directeur artistique Franz-Olivier Giesbert, un événement culturel très important.

Cette année son président d’honneur sera Eric-Emanuel Schmitt, prix Goncourt. Ce festival reçoit de grandes plumes nationales et internationales. Il le fait dans une ligne éditoriale de liberté, refusant les censures idéologiques. C’est l’un de ses grands mérites. Il accueille  grâce aux libraires de la ville, les grandes maisons d’éditions parisiennes mais il ne fait pas dans le parisianisme. C’est un autre grand mérite.

Une preuve éclatante en est donnée par le prix Baie des anges de cette année. Un prix décerné par un jury mais aussi par le grand public, par les lecteurs. Car, bien sûr, à la question posée par le festival 2018 «Pourquoi écrire», il y a une réponse simple : pour le lecteur.

C’est ce que fait, depuis des années, le lauréat de cette année Jean Siccardi. Enfin, peut-on écrire, Jean Siccardi, un écrivain qui vit de sa plume et qui est suivi par un public de plus en plus nombreux et fidèle. Un homme qui écrit sur ce qu’il connait, le terroir, les gens enracinés dans des récits qui parlent à tous,  en France et ailleurs. Sinon pourquoi le succès mondial d’un Pagnol. Jean est un homme ouvert mais bourru, qui cette fois ne pourra pas pester en affirmant que décidément il n’y en a que pour les parisiens. A Nice, il y en a pour tous les talents.

La remise du Prix aura lieu vendredi 1er juin à partir de 14h30 au Forum des auteurs. Le livre, c’est «L’auberge du gué», les aventures d’un petit provençal avant le cataclysme de 14-18. En Provence, vers 1900. Antoine Rabuis est le treizième rejeton d’une famille de miséreux. Son père alcoolique et brutal l’abandonne à un couple de paysans aisés en mal d’enfant, les Bertrand. Mais la guerre change les hommes et les destins comme elle va changer à jamais la France rurale et traditionnelle. Né à Nice, écrivain passionné, Jean Siccardi est imprégné des paysages lumineux et odorants de la Provence, dans toute son œuvre nous fait communier avec des hommes qui faisaient corps avec la terre mais gardaient la tête dans les étoiles. Homme de la terre et de la montagne, auteur d’une soixantaine d’ouvrages, Jean Siccardi, est considéré comme un des écrivains majeurs de la Provence. Un écrivain majeur tout simplement qui écrit pour le plaisir et pour les lecteurs.

Ce festival permettra de rencontrer des grands écrivains comme toujours mais aussi de se tourner vers notre mer de culture et d’écriture. Jumelée avec Thessalonique en Grèce, Nice accueille au “Festival du Livre” la culture et la littérature grecques sur un espace dédié avec notamment la présence de l’écrivain Dimitris Stefanakis. Par ailleurs, en cette saison France-Israël, qui célèbre les 70 ans de la création de l’État hébreu, Nice invite au Festival plusieurs écrivains israéliens francophones : TsviaWalden-Peres, fille de l’ancien Président israélien, Prix Nobel de la Paix, décédé l’an dernier, le philosophe et psychanalyste Carlo Stringer et la romancière Valérie Zenatti.

Et puis le festival de Nice innove.

Des comédiens de la scène niçoise accompagnent les écrivains qui participent aux différents débats proposés au Festival du Livre. Ça et
là, Isabelle Bondiau-Moinet, Aliénor de Georges et Frédéric de Goldfiem lisent des extraits d’ouvrages des auteurs présents. Ces lecteurs illustrent les propos des débats.

Et il y aura même une première mondiale dans le cadre du théâtre de Nice, “Madame Pylinskaet le secret de Chopin“, pièce d’Éric-Emmanuel Schmitt. avec l’auteur, accompagné par le pianiste Nicolas Stavy et une mise en scène signée Pascal Faber.

Un festival très divers à ne pas manquer. Il ne s’agit pas de s’y faire voir comme dirait Siccardi mais d’y être présent, tout simplement, pour prouver aux auteurs qu’ils ont toujours raison d’écrire.

Ils ont raison d’écrire plus que jamais pour conserver la culture de l’écrit et le bonheur de lire.

Festival du livre de Nice, du 1er au 3 juin 2018, jardin Albert 1er, entrée libre . Pour lire le programme : cliquer ICI

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