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La cinquième République : déchéance des vertus premières

5eme Republique

La cinquième République : déchéance des vertus premières

Gustin Saintaud ♦
Universitaire.

Survol de la cinquième République Française, elle n’advint qu’à mes douze ans, en mille neuf cent cinquante huit. Mon insouciance d’enfant, en Algérie bousculée, a bien peu retenu de la triste précédente république-foutoir : je n’ai donc quasiment connu que cette Cinquième qui se promettait , avec suffisance, de grandeur reconquise

Tout au long de mon adolescence et puis, depuis, des vingt glorieuses jusqu’au lourd marasme actuel, je n’ai perçu d’elle que constant délitement de ma France, sous une suite de présidences n’allant que de mal en pis par la grâce du remarquable suffrage universel, instauré pour elle, qui très constitutionnellement ne révéla qu’un progressif aveulissement du peuple électeur atrocement manipulé et systématiquement abusé.

Qu’a-t-il su honorer ce bon peuple ainsi maître de son destin, comme merveilleux princes présidents très républicains, à qui ces Français doivent tant de rires jaunes sur précisément soixante longues années de couleuvres avalées ?

– Charles Ier le Long (plus long que grand),
– Georges Ier le Rustique (plus madré que débonnaire),
– Valéry Ier le Destiné (plus subjonctif que parfait indicatif),
– François Ier le Cabotin (plus amoral moralisateur que moraliste),
– Jacques Ier l’Étron (plus merdeux que bouseux),
– Nicolas Ier le Minus (plus agité que responsabilisé),
– François II le Lourd (plus Rien que rien),
– Emmanuel Ier le Mignon (plus enfumeur que fumiste).

Si par France dépecée, Charles semble n’avoir que France pour maîtresse masochiste, sous France anesthésiée, Georges se contenta, en maîtresse, de son accorte épouse, et, en France accueillante, Valéry, lui, fantasmait sur de bien improbables maîtresses ; avec France ridiculisée, François le premier, logea même une maîtresse en gésine jusqu’à parturiente, au palais d l’Élysée ou autre château présidentiel, alors que pour France endettée, Jacques n’osa pour maîtresse déclarée que vaches laitières provinciales ; durant France complexée, Nicolas préféra changer d’épouse que devoir s’élever jusqu’à une maîtresse, et sous France moquée ,François le second partait casqué en skooter, chez sa deuxième officieuse maîtresse. Dès lors France bien « baisée », Emmanuel prétend beaucoup trop avoir marié sa maîtresse d’école pour affirmer sa libido- précoce …

Ce catalogue, juste égayé par un jeu plus ou moins scandaleux ou graveleux avec partenaires présidentielles, illustre l’inexorable déconvenue de Charybde en Scylla de pauvre France républicaine, cinquième mouture.

A cet instant de mes soixante-douze ans, dépité, je n’ose présumer, de ce qu’il surviendra par la suite : suis-je vraiment désolé de, peut-être, n’avoir point la possibilité de le vivre, tant je ne peux présager, dans cette manifeste dégringolade continue qu’une imminente apocalypse ? A moins, je ne sais par quel hasard improbable, le bon peuple « souverain » de cette lamentable France, viendrait à changer, mais je ne suis pas assez soumis au christianisme pour admettre tel miracle , surtout sous cette incroyable cinquième République.

Comment autrement si l’on se remémore, sans gros efforts, ce que sublime Cinquième n’a point épargné à trop candide France ?

N’a- t-elle point balbutié, par l’épique reniement d’un parole donnée fort médiatiquement par un politicien courbe plutôt que vrai général droit dans ses bottes, foulant sans émoi aucun, l’honneur d’un armée engagée opérationnellement, et trahissant par là-même, avec une morgue souveraine, la confiance que d’idéaliste partisan nationalistes avaient bien imprudemment cru pouvoir lui accorder ?

Cette même cinquième s’est spécialisée dans la production de honteux scandales politico-financiers avec odieuses confiscations d’argent public à des fins partisanes opaques, ou véritables détournements crapuleux pour enrichissements personnels… Point n’est besoin de les inventorier, ils rythmèrent les informations nationales durant toute cette soixantaine, et jusqu’à ces tous derniers jours sous propret Macron !

Elle n’a jamais hésité non plus à maquiller des meurtres, d’état ou de simple opportunité politicienne, en grotesques suicides, intervenant toujours à point nommé pour camoufler peu adroitement louches intérêts très présidentiels, amitiés sulfureuses profitables au plus haut niveau de l’État, ou bien seulement secrets d’alcôve bien amoraux… Elle eut, sans vergogne, ses putains fonctionnarisées auprès de nobles ministres, à peine dissimulée pour l’une en petite amie du président, presque officielle première dame logée, jusqu’à lui permettre de casser par ire jalouse la patrimoniale vaisselle de l’Élysée…

Et parmi d’autres broutilles à mettre au discrédit de cette triviale cinquième République, peut-on omettre ces fieffés escrocs ou illustres aigrefins qui pour leurs inestimables talents, se virent attribuer ministériels marocains ? Certains tirèrent allègrement gloriole et gains de la démocrasseuse vache à lait, si libérale vicieuse.

Bientôt, pourquoi en douter, l’Histoire saura imposer que, sous la cinquième République de la France, la déchéance si flagrante des vertus premières doit s’admettre et donc se minimiser, par et pour l’impérieuse primauté de la sainte valorisation des valeurs « citoyennes » très républicaines et hautement démocratique.

 

  1. Toto l'Asticot
    Toto l'Asticot19 juin 2018

    Un texte à encadrer, au sujet d’un régime que nous sommes de plus en plus nombreux à ne pouvoir encadrer… et qui retournera prochainement aux égouts de l’Histoire l’ayant vu naître.

  2. Êuclide
    Êuclide20 juin 2018

    Monsieur,

    Bien que vous êtes né en Algérie vous avez le même comportement que les tribus gauloises face à Jules César à Alésia il y a plus de 2000 ans. Ca cause, ça critique mais vous ne proposez rien pour que ça change. Comme l’actuel secrétaire général de la CGT.
    Jje ne sais plus qui a dit ” La critique est facile mais l’Art est difficile ”
    Sachez que gouverner la France n’est pas une partie de plaisir meme avec certains connards que vous citez..

  3. Euclide
    Euclide20 juin 2018

    Additif à ma pensée puisque vous parlez de vertus.
    Pourquoi les rois pratiquaient la chasse où avaient plusieurs maitresses. Ma réponse est dans mon post ci Avant.. Il s’agit de dérivatif pour supporter les pressions du réel.
    Au revoir Monsieur.

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