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Economie : les droits de douane ne sont pas la meilleure solution

Finance Euro

Economie : les droits de douane ne sont pas la meilleure solution

Auran Derien ♦
Universitaire.

En Amérique du Nord, les USA cherchent à imposer le rétablissement des droits de douane et une véritable frontière pour que le pays existe et décide de sa politique. En Europe, une impasse est perceptible sans que la volonté de changer soit visible.

Actuellement, le Canada et le Mexique ont pris des mesures tarifaires. Les membres de la commission européenne ont annoncé la même chose pour juillet. Des fermiers américains, notamment le Conseil National des Producteurs de viande Porcine, affirment que le marché mexicain représente 25% de leurs exportations, lesquelles succomberont si le Mexique lève des droits de 20%. Ce dernier a sélectionné 71 produits importés des USA sur lesquels il augmente les taxes.  Le vrai problème, quoi qu’il soit bien connu, n’apparaît pas : les conséquences des droits de douane sont difficiles à prévoir, alors que la méthode des quotas serait bien plus juste et efficace.

Il est en effet impossible de calculer les effets des droits de douane qualifiés de “compensateurs” dans un monde où les taux de change flottent, les capitaux circulent librement à partir de sanctuaires, les paradis fiscaux. On ne peut  établir des taux de change d’équilibre: les tâcherons qui disent le contraire en calculent de manière arbitraire. Tout secteur économique de chaque pays ou région dispose d’une productivité différente, et les prix divergent pour les mêmes biens et services. La fiscalité n’est pas harmonisée, ni les législations sociales, de sorte que le calcul des droits de douane pour compenser est impossible, sauf à mentir effrontément comme le font systématiquement les partisans de la “global-invasion”. t.

La seule voie correcte : des quotas mis aux enchères

Toute économie où il existerait des marchés, situation qui a été éliminée par les ententes entre grands groupes mondialisés, nécessiterait un cadre institutionnel non dirigiste, efficace et juste. La réponse existe, fut étudiée jusqu’à il y a peu par  Maurice Allais et quelques-uns de ses disciples. Il s’agit d’instaurer une protection “contingentaire”, soit une vente aux enchères de contingents d’importations pour chaque groupe de biens et services. Une estimation, proposée par Maurice Allais, situait à 20% la quantité maximale d’importations, afin que la concurrence d’agents étrangers stimule les producteurs locaux.

Comprendre les réactions du G7

Les cartels qui contrôlent l’économie mondiale au profit d’actionnaires parasitaires veulent réaliser le rêve de l’empire britannique, puis des financiers américains : s’approprier les richesses du monde. Ils imposent le droit privé pour réguler la société, éliminant le droit public et la fonction publique. Les monopoles privés ont remplacé dans une large mesure le service du bien commun. Les ploutocrates se goinfrent. Changer quelque chose de cet agencement, soulève des problèmes que les responsables du G 7 ne sont pas capables de proposer : il leur faudrait choisir de nouvelles méthodes d’organisation. Ils seraient amenés à étudier la concurrence et un cadre institutionnel adapté. Réapparaîtrait alors la question politique des communautés à organiser (à partir du moment où l’on met en place un système de quotas qui stimule la production locale).

Les avantages des pays du G7 sont terminés, ont disparu. Les responsables présents au G 7 sont tirés de leur somnolence par les secousses de Donald Trump qui servira de bouc émissaire lors de la crise financière à venir. A l’époque actuelle, les changements ne sont pas appréciés : ils perturbent le ron-ron de ceux  qui veulent centraliser les richesses du monde.

Pour sortir de l’impasse, qui dynamitera le mur d’en face ?

 

  1. Révolté
    Révolté29 juin 2018

    Bonjour
    Je ne vois pas comment, en bradant nos plus belles sociétés, en construisant une europe qui préfère acheter des F35 plutôt que des Rafales, en dévalorisant la notion de nation, ….l’on aurait une quelconque importance dans des négociations ou nous n’avons plus rien à négocier.
    Se n’est pas en pinçant la main de son interlocuteur ( pour que les mauvais médias en face un roman) que la france va s’imposer, mais la solution mainte fois répéter ne concerne pas les politiqueux de tous bords actuellement sur le marché. Entre Napoléon et Charles de Gaulle, il s’en est passé !! ..du temps

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