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La vérité sur l’Angleterre vient de Moscou

Mi6

La vérité sur l’Angleterre vient de Moscou

Auran Derien ♦
Universitaire.

Ce discours est resté sans écho dans les médias. Pourtant, il traduit un basculement très net dans la manière de considérer les politiciens anglo-saxons. Il faut espérer que cette nouvelle attitude se généralise.

C’était le 19 avril. La porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zajarova, développa dans sa présentation le rôle infâme  de Londres depuis un demi millénaire.

Comme d’habitude, les officiels anglais avaient menti le 13 avril, par la bouche de l’ambassadeur britannique en Russie, Laurie Bristow, affirmant que la Russie était impliquée dans «une série d’assassinats perpétrés à la demande de l’État, même sur le territoire du Royaume-Uni». Cet ambassadeur révélait ainsi son ignorance de l’histoire de son pays. La porte-parole Maria Zajarova allait se charger de la lui rappeler. Çela commence par des généralités,  puis sont développés des cas parfois mal connus et on termine sur les nouvelles “canailleries”.

L’inhumanité anglaise : un panorama

Salman Rushdie, connu pour ses “versets sataniques” a expliqué que «les britanniques ne connaissent pas l’histoire de leur pays, pour une raison élémentaire: l’essentiel s’est déroulé hors de leur territoire. En tant qu’île, base de la condition impériale, le Royaume Uni est resté distant de tous les aspects qui caractérisent l’histoire.»

La nouvelle histoire  vient d’être écrite par Maria Zajarova et montre que l’Angleterre a été le pays le plus sanglant contre ses colonies et les territoires qu’elle dominait.

L’invention des camps de concentration est à mettre au crédit des britanniques, lors de la guerre des Boers (Afrique du Sud, 1899-1902). Ils y enfermaient les éventuels sympathisants des rebelles, brûlaient les fermes, détruisaient les récoltes et le bétail. Les femmes et les enfants étaient séparés de leurs maris et pères. Ils déportaient aussi massivement, d’une colonie vers d’autres. Les autorités affirmaient qu’il s’agissait de protéger la population civile dans des “lieux de salut”. Sur 200.000 personnes détenues, 30.000 moururent de faim et de maladies.

La destruction culturelle a suivi l’avance des  anglo-saxons, depuis celle des Ashanti en Afrique jusqu’en Chine. Les massacres ont toujours caractérisé l’armée anglaise : en Irlande, au Bengale. Le pillage des richesses de tous les pays détruits et le commerce des esclaves sont aussi au nombre des crimes systématiques commis par l’oligarchie anglaise au cours des siècles.

Au moment de son reflux, l’Empire anglais a imposé des découpages extravagants, surtout en Asie du Sud où la séparation entre l’Inde et le Pakistan a été sordide. Un Indien cultivé, Shashi Tharoor qui fut sous-secrétaire général à l’ONU a souvent signalé que l’oligarchie britannique souffre d’amnésie historique lorsqu’il s’agit de ses atrocités coloniales. Il expliqua à Oxford, en 2015, que la croissance anglaise, sur 200 ans, avait été financée par la mise à sac de l’Inde. Pour que l’industrie britannique décolle, il a fallu détruire l’industrie indienne. Plus d’une fois le gang des administrateurs coloniaux déclencha des famines qui tuèrent entre 15 et 30 millions d’autochtones. Une des plus récentes se déroula en 1943 au Bengale et coûta la vie à 4 millions d’indiens. Il ne semble pas que le premier ministre actuel, Narendra Modi, l’ait oublié puisqu’il a cité Shashi Tharoor en juillet 2005 et que cet homme de qualité a publié un ouvrage l’an dernier “Inglorious Empire” dans lequel il affime que Churchill doit être considéré comme un des dictateurs les plus cruels du XX ème siècle.

Le record en matière de génocides

La Grande-Bretagne est très certainement le génocideur en chef de la planète. En Afrique, les autorités britanniques raflèrent près de 13 millions d’esclaves sans compter ceux qui moururent en chemin, au moins trois fois plus. D’ailleurs il est assez connu que John Locke, théoricien de la société civile, vivait de ce que lui rapportait ses investissements dans le commerce du bois d’ébène.

  • On estime qu’ils ont exterminé entre 90% et 95% des aborigènes d’Australie, parfois à la suite d’expériences comme l’infection par la varicelle.
  • Le peuple autochtone de Tasmanie, suite à la “guerre noire” fut décimé au début du XIX ème siècle. Vers 1835, il ne restait plus que 200 autochtones qui furent déportés dans d’autres îles.
  • On connaît aussi le massacre des Zoulous, vers 1870 puis, au milieu du siècle dernier, celui des Kikuyu au Kenia.

Les  britanniques inventèrent le “vent du diable”, technique qui consistait à attacher les cipayes condamnés à mort à la bouche d’un canon puis à tirer. L’objectif était d’insulter les hindous car cette mort dépeçait les corps dont les morceaux étaient enterrés sans discernement de caste. Elle s’ajoutait à la pratique de l’exécution de masse par fusillade qui fit des millions de victimes.

On ne saurait oublier les guerres de l’opium destinées à empoisonner la population chinoise au moyen de la drogue dans le seul but de réaliser de formidables bénéfices tout en aplatissant toute volonté de résistance ainsi que le proclama le consul britannique en Chine Geoffrey Hurst en 1895 devant la commission royale de l’opium.

Les actions des services spéciaux

Les horreurs commises proviennent aussi des SAS (Special Air Service), unités chargées de missions spéciales au sein des forces armées, qui agirent dans une bonne trentaine de conflits, surtout dans les anciennes colonies, par exemple le Kenya et la Rhodésie.

L’utilisation de produits chimiques pour tuer est bien ancrée dans la mentalité anglo-saxonne. Les démons de Londres organisent régulièrement de nouvelles campagnes mensongères, ils accusent des autorités légitimes d’utiliser des gas toxiques contre leur population alors que depuis l’origine de la chimie, les  britanniques en utilisent contre les peuples autochtones . En 1920, ils utilisèrent des armes chimiques pour liquider une rébellion arabe en mésopotamie, un territoire actuellement irakien. Churchill dirigeait alors le ministère de la guerre et approuva l’usage de gaz contre des tribus qu’il qualifiait de “non civilisées”. Les projectiles avec gaz moutarde tuèrent de 6 à 10.000 personnes.

Les Grecs furent aussi victimes des anglais au printemps 1944, lorsque les unités de l’armée grecque installés en Egypte se mutinèrent. Sur 30.000 personnes plus de 20.000 furent déportées dans des camps britanniques installés sur divers territoires, Erythrée, Egypte, Soudan, Libye.

Les crimes de guerre en Afghanistan, entre 2010 et 2013, sont bien documentés sous le nom d’opération Nortmur. Les civils désarmés étaient assassinés lors de visites à leurs domiciles s’ils étaient soupçonnés de sympathie pour les Talibans. Les services secrets de l’armée de l’air britannique se chargeaient de falsifier les documents pour maquiller ces crimes. Depuis lors, comme pour les USA, le gouvernement britannique a proclamé en 2016 que les militaires participant à des conflits ne pourraient être jugés selon les règles de la convention européenne des droits de l’homme.

La dernière manie des “prédateurs londoniens” s’appelle “actes de sabotage” réalisés par les services secrets. L’auteur Ian Fleming a donné une version allégée de cette obsession dans sa série des James Bond. La réalité est plus sordide que les romans. Le Président Patrice Lumumba, au Congo, fut assassiné par le MI-6 en 1961. Le coup d’état contre l’Iran, en 1953, fut aussi orchestré par les services britanniques pour des raisons pétrolières. La liste est interminable.

On vit aujourd’hui l’époque des attentats sous faux drapeau et des morts subites. Les campagnes de diabolisation contre la Russie perpétuent la longue pratique des discours  de mensonge qu’apprécient les politiciens londoniens. Nous savons que dès la réforme protestante, au XVI ème siècle, cette mentalité  a imbibé les dirigeants ; ils ont commencé à dénigrer tout autre groupe, tout autre pays, toute personne non membre d’une de leurs officines.

 

  1. Philippe
    Philippe7 août 2018

    Lumumba assassiné par le MI6? Phantasme! Le “vantardise” de David Edward Lea ne prouve rien, alors que de nombreux témoignages attestent d’autres implications.

  2. Stofflet
    Stofflet7 août 2018

    et le crime qui a consisté à financer la révolution dite francaise ?

  3. jehaislescookies
    jehaislescookies8 août 2018

    et la famine du Bengale !!! qui a fait des millions de morts, et le pire, et le plus révélateur c’est que quand des association charitables ont voulu distribuer du riz à prix réduit pour que les gens puissent manger (eh oui !c’était pour ça la famine, du riz il y en avait on l’a même … exporté durant que les gens crevaient de faim, comme lors de la famine en Irlande 1847, vous connaissez ça ?), le parlement britannique a voté une loi spéciale “anti-charity act” je crois ou quelque chose comme ça, ça se trouve sur Internet, pour l’interdire, car ça “portait atteint à la fixation de prix par la loi du marché” ….
    Donc donne à réfléchir sur la nature du capitalisme non ?

  4. jehaislescookies
    jehaislescookies8 août 2018

    et le bombardement de Dresde ? en plusieurs vaues calculées pour que la deuxième vague extermine les sauveteurs qui s’activaient à secourir les victimes de la première, et les cyclones de feu créant un vent qui aspirait les gens vers la fournaise, et les cadavres qu’il fallait ramasser à la pelle car ils en devenaient liquides, etc, terrorisme de masse tuant des innocents sans aucun interêt stratégique, juste histoire de terroriser la population. C’est un général britannique qui a conu ça.
    Et le massacre de sorman lors de la récente guerre contre la Lybie, “l’OTAN”, il y avait des français et des britanniques, j’aimerais connaître le nom de l’aviateur qui a tiré le missile, et surtout celui de l’agent secret qui s’est glissé parmi les invités de la fête et a déposé la balise de guidage juste dans la chambre des enfants ….

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