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Krisis n°48 : Nouvelle économie?

Revue Krisis 48 Nouvelle économie Krisis Diffusion 2

Krisis n°48 : Nouvelle économie?

14Présentation ♦

D’après un rapport mené par un cabinet de stratégie allemand, 42% des emplois français actuels seront très probablement automatisés à moyen ou long terme.

Chacun doit mesurer l’ampleur d’une telle prévision: les répercussions immédiates d’un choc d’automatisation aussi considérable risquent d’être ressenties non seulement dans l’économie, mais dans la société tout entière. Le monde ne sera plus le même dans cinquante ans, en bien comme en mal. Les discours qui nous paraissent aujourd’hui alarmistes deviendront peut-être demain dramatiquement réalistes; et les utopies naïves prendront des allures d’urgence et de nécessité.

Comment les systèmes d’aide sociale auxquels la France est habituée se maintiendront-ils dans une société où le chômage de masse prendra de telles proportions? A contrario, imagine-t-on qu’un régime économique aussi inégalitaire puisse tenir sur la durée? Lorsque des robots et des algorithmes assumeront la majeure partie du labeur autrefois pris en charge par des travailleurs humains, le travail perdra lui-même le caractère de fatalité qu’il avait revêtu jusqu’à lors. Un monde sans travail, ou qui impliquerait tout du moins une part de travail réduite, semble donc désormais possible. Cela pose une multitude de questions.

Qui continuera de travailler? Comment subviendra-t-on aux besoins de tous les autres? Une société peut-elle survivre si le chômage touche l’essentiel de sa population, alors que la quantité de richesses produites n’a jamais été aussi grande?

Sommaire du numéro :

Éditorial
Entretien avec Bernard Stiegler / Un monde en pleine mutation.
Sylvain Fuchs / Les mirages de la finance: une utopie contemporaine.
David D. Clark / Un autre Internet est-il possible?
Cornelius Castoriadis / Document: L’individualisme néolibéral et la montée de l’insignifiance (1996).
Débat entre Denis Collin et Pierre-Yves Gomez / L’économie du XXIe siècle à la lumière de Karl Marx.
Thomas Guénolé / Peut-on sortir de la mondialisation?
Thomas Hennetier / Aux sources de l’économie globale: la conquête européenne du «nouveau monde».
Jérôme Maucourant / Karl Polanyi contre la société de marché.
Olivier Rey / Ivan Illich et le désastre croissantiste.
Arnaud Diemer / Repenser le travail.
Frédéric Dufoing / Vers une économie écologiste.
Marc de Basquiat / Le revenu d’existence.
Karl Polanyi / Le texte: Le marché autorégulateur et les marchandises fictives (1944).

Les auteurs du numéro :

• Marc de Basquiat. Né en 1966, Marc de Basquiat est diplômé de SUPELEC, d’ESCP Europe et docteur en économie de l’université d’Aix-Marseille. Directeur marketing dans le secteur informatique, consultant en organisation puis directeur de projets de transformation d’un grand groupe dans le secteur de l’énergie, il poursuit également des recherches visant à réformer le système socio-fiscal français. Il est président de l’Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence (AIRE) créée en 1989, co-fondateur en 2013 du Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB) et co-auteur en 2014 de LIBER, un revenu de liberté pour tous, avec Gaspard Koenig (Éditions de l’Onde, Paris 2015).

• Cornelius Castoriadis. Né le 11 mars 1922 à Constantinople et mort le 26 décembre 1997 à Paris. Philosophe, économiste et psychanalyste grec, fondateur avec Claude Lefort du groupe Socialisme ou barbarie. Il consacra une grande partie de son œuvre à la notion d’autonomie et fut économiste à l’OCDE, de 1948 à 1970, mais aussi directeur d’études à l’EHESS à partir de 1980.

• David D. Clark. Membre de l’Académie américaine des Arts et des Sciences depuis 2002, chercheur scientifique principal au Laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle de l’Institut technologique du Massachusetts (MIT). Il a été impliqué dans la conception du Web depuis le milieu des années 1970 et est membre du Temple de la renommée de l’Internet. Il a beaucoup écrit sur les politiques du numérique, en rédigeant notamment un chapitre du livre Trust, Computing and Society (sous la direction de Richard H.R. Harper, Cambridge University Press, Cambridge 2014), ainsi que de nombreux articles publiés dans les revues Politique des télécommunications et Journal of Information Policy.

• Denis Collin. Né en 1952, professeur de philosophie, ses travaux tentent de concilier marxisme et républicanisme. Il vient de publier au Seuil un ouvrage intitulé Introduction à la pensée de Marx (2018). On lui doit également Libre comme Spinoza (Max Milo, Paris 2014), Le cauchemar de Marx: le capitalisme est-il une histoire sans fin? (Max Milo, Paris 2009), Comprendre Machiavel (Armand Colin, Paris 2008), Comprendre Marx (Armand Colin, Paris 2006), Revive la République! (Armand Colin, Paris 2005), La matière et l’esprit : sciences, philosophie et matérialisme (Armand Colin, Paris 2004), Morale et justice sociale (Seuil, Paris 2001), La longueur de la chaîne: essai sur la liberté au xxie siècle (Max Milo, Paris 2001), La fin du travail et la mondialisation (L’Harmattan, Paris 1997) et La théorie de la connaissance chez Marx (L’Harmattan, Paris 1996). On peut consulter son blog à l’adresse: <http://denis-collin.viabloga.com>.

• Arnaud Diemer. Maître de conférences en sciences économiques à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, il est aussi l’administrateur du site de ressources économiques: <http://www.oeconomia.net>. Il a co-dirigé avec Christel Marquat les livres Regards croisés Nord-Sud sur le développement durable (De Boeck, Louvainla-Neuve 2015) et Éducation au développement durable : enjeux et controverses (De Boeck, Louvain-la-Neuve 2014); avec Daniela Borodak et Sylvie Dozolme, Heurs et malheurs du capitalisme (Œconomia, Clermont-Ferrand 2013); avec Catherine Figuière et Marilys Pradel, Écologie politique vs. écologie industrielle: quelles stratégies pour le développement durable? (Œconomia, Clermont-Ferrand 2013); avec Didier Guillemin, Inégalités et pauvreté dans les pays riches (Œconomia, Clermont-Ferrand 2013); avec Jean-Pierre Potier, Léon Walras : un siècle après (1910-2010) (P. Lang, Business & Innovation, Bruxelles 2013); avec Sylvie Dozolme, Les enseignements de la crise des subprimes (Clément Juglar, Paris 2011).

• Frédéric Dufoing. Né en Belgique, il réside actuellement au Luxembourg. Professeur de philosophie, politologue, spécialiste de l’économie politique internationale. Auteur de L’écologie radicale (Infolio, Paris 2012) et de Vers un écologisme chrétien (Médiaspaul, Paris 2017), il fut le co-fondateur de la revue Jibrile et collabore régulièrement à Éléments, Limites et La Nef.

• Sylvain Fuchs. Né à Lyon en 1971. Ingénieur diplômé de l’ENAC (École nationale de l’aviation civile), il a publié Mimésis, Intersubjectivité et relation sociale (Puits de Roulle, Nîmes 2016).

• Pierre-Yves Gomez. Né en 1960, économiste et docteur en gestion, professeur à l’EM Lyon Business School. Il enseigne la stratégie et la gouvernance d’entreprise et intervient depuis 2008 dans le supplément économique du journal Le Monde. Il est l’auteur de Penser le travail avec Karl Marx (Nouvelle Cité, Paris 2016), Intelligence du travail (Desclée De Brouwer, Paris 2016), Le travail invisible. Enquête sur une disparition (François Bourin, Paris 2013), La République des actionnaires (Syros, Paris 2001), Le gouvernement de l’entreprise. Modèles économiques de l’entreprise et pratiques de gestion (Inter Éditions, Paris 1996) et Qualité et théorie des conventions (Economica, Paris 1991).

• Thomas Guénolé. Né en 1982, docteur en sciences politiques, il est également diplômé en affaires publiques de Sciences Po Paris et diplômé en entreprenariat d’EM Lyon. Il enseigne la géopolitique à l’Université Paris-Est Créteil et la démographie à l’Université Panthéon-Assas.

• Thomas Hennetier. Né au Havre en 1973. Diplômé de l’École Centrale de Lyon et de l’Institut d’Études Politiques de Paris, il est cadre dans le secteur des transports de voyageurs et collabore régulièrement à la revue Éléments.

• Thibault Isabel. Né à Roubaix en 1978. Rédacteur en chef de Krisis. Docteur en esthétique, il mène ses recherches dans le domaine de la philosophie générale, de l’anthropologie culturelle et de l’étude comparée des mentalités et des systèmes de pensée. Auteur de nombreux articles parus dans des revues spécialisées, il vient de publier Pierre-Joseph Proudhon. L’anarchie sans le désordre (Autrement, Paris 2017), préfacé par Michel Onfray. On lui doit également Le parti de la tolérance (La Méduse, Lille 2014), À bout de souffle (La Méduse, Lille 2012), Le paradoxe de la civilisation (La Méduse, Lille 2010), La fin de siècle du cinéma américain (La Méduse, Lille 2006) et Le champ du possible (La Méduse, Lille 2005).

• Jérôme Maucourant. Né en 1962, maître de conférences en science économique à l’Université Jean Monnet (IUT de Saint-Étienne) et membre du laboratoire «Triangle» (ENS Lyon). Il est l’auteur d’articles souvent consacrés à la tradition institutionnaliste en économie, comme «Institution et monnaie dans l’œuvre de Wesley Clair Mitchell» (Revue d’Économie Politique, n°108, 3, mai-juin 1998) et «L’institutionnalisme de Commons et la monnaie» (Cahiers d’économie politiques, n°40-41, 2001). Avec Michele Cangiani, il a assuré l’édition scientifique des Essais de Karl Polanyi (Seuil, Paris 2008). En 2011, il a aussi réédité son livre Avez-vous lu Polanyi? chez Flammarion (après une première édition chez La Dispute, en 2005).

• Karl Polanyi. Né le 25 octobre 1886 à Vienne et mort le 23 avril 1964 à Pickering. Économiste hongrois spécialisé dans l’histoire et l’anthropologie économiques, son œuvre la plus célèbre reste bien sûr La Grande Transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps (1944). Polanyi y affirme l’absence de naturalité et d’universalité des concepts d’«homo œconomicus» et de «marché».

• Olivier Rey. Né à Nantes en 1964. Mathématicien, philosophe et écrivain, il est aussi polytechnicien et chercheur au CNRS. Il est notamment l’auteur de Quand le monde s’est fait nombre, Stock, Paris 2016, Une question de taille, Stock, Paris 2014, Le Testament de Melville: Penser le bien et le mal avec Billy Budd, Gallimard, Paris 2011, Une folle solitude. Le fantasme de l’homme auto-construit, Seuil, Paris 2006, et Itinéraire de l’égarement. Du rôle de la science dans l’absurdité contemporaine, Seuil, Paris 2003.

• Bernard Stiegler. Né en 1952. Consultant pour le cabinet TEN, il est élu en 1984 directeur d’un programme de recherche au Collège international de philosophie. Dès 1985, il est chargé par le ministère de la Recherche d’une étude sur les enjeux des technologies de l’information et de la communication. Auteur d’une trentaine de livres, il est aussi le fondateur d’un groupe de réflexion sur les « industries de l’esprit », Ars industrialis, qui promeut une nouvelle économie « collaborative ». Il est aujourd’hui très engagé dans le projet associant les neuf villes de l’agglomération Plaine-Commune, en Seine-Saint-Denis, pour imaginer et expérimenter un «revenu contributif» qui viendrait rémunérer des activités pas ou peu reconnues mais utiles à la collectivité.

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  1. Jean LUCAT
    Jean LUCAT15 août 2018

    Bonjour

    Comment puis-je m’abonner à Krisis

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