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Le retour des âges sombres : une introduction

Eglise Heretiques

Le retour des âges sombres : une introduction

Auran Derien ♦
Universitaire.

Si la destruction des États, organisée par des cartels de prédateurs, semble définitive, la suite des événements selon Jean-François Gayraud nous rapproche du Moyen âge (toutes choses étant égales par ailleurs) puisqu’il se produit une hybridation entre divers pouvoirs, économique, militaire, médiatique, politique, comme cela fut observé à la fin de l’Empire romain.

L’analyse nous semble devoir envisager aussi l’autre dimension de cette époque dans laquelle s’observaient peste, famine, superstition, ignorance générale, fanatisme, conflits religieux, absence de science.

A la chute de l’Empire romain une globalisation se constitua, l’internationale religieuse monothéiste, sous la forme catholique. Cette multinationale domina les pouvoirs politico-militaires, ducs, rois,contes. Les membres de cette structure se prétendaient élus de Dieu, chargés d’influencer toutes les activités humaines : ils façonnaient le comportement de chacun, dictaient la “cosmovision” du monde, jugeaient quelque individu que ce soit, le condamnant à mort ou à la sainteté selon leur fantaisie. La connaissance se limitait à une poignée de personnes, ce qui, ajouté à la dogmatique religieuse imposée à tous, a permis un contrôle total de l’esprit des populations, avec les forces nécessaires pour étouffer toute dissidence et réprimer violemment toute rébellion.

Ici se trouve la ressemblance avec l’évolution actuelle de l’occident en général et de l’Europe en particulier

Aux cathédrales imposantes se sont substituées les campus universitaires et les antres multimédias. Les prêtres qui officiaient ont été remplacés par des prédicateurs médiatiques et des enseignants endoctrinés. Chacun affirme déclamer la vérité révélée, dire le bien et le mal, afin que le troupeau rencontre le salut en s’éloignant du péché, la pensée dissidente ou hérétique.

L’obsession d’embrigader les populations, à partir de l’âge de trois ans si possible, décalque l’enseignement du cathéchisme, que chaque enfant devait mémoriser puis réciter jusqu’à ce que ses maîtres soient satisfaits. Celui qui apparaissait comme mauvais croyant, peu chrétien, devenait un pestiféré, vivait comme un paria, marginal voire exilé et souvent exécuté s’il s’aventurait trop loin dans le doute, le questionnement, la libre pensée. Nous vivons la même situation avec les universités et les tours sombres de la vocifération médiatique. L’élève est obligé d’avaler la cosmothéonigologie qui empuante le cerveau des professeurs, est soumis à des examens permanents pour vérifier qu’il est bien endoctriné, sinon il ne passe pas ses matières, est moqué par les endoctrineurs officiels, marginalisé par les gardes chiurmes des syndicats d’enseignant et des médias de masse.

Une fois adulte, s’il n’a pas été suffisamment mis en servitude intellectuelle, il sera diabolisé  dans la société, les portes se fermeront spontanément. Il faut ajouter, partout en Europe, la prison pour les mal pensants, les menaces physiques, les atteintes réelles à l’intégrité de membres de la famille des libres-penseurs et, régulièrement, la mort accidentelle, en prison ou ailleurs, tant les techniques d’assassinat sont diversifiées.

Dans tout le système occidental, comme au Moyen âge, le pouvoir global est responsable et coupable de ces nombreux accidents, des multiples attentats et des suicides étranges dont souffrent les dissidents qui ont l’audace de montrer les liens infâmes entre les petits politiciens de province (les anciens ducs et contes) et l’autorité globale, l’équivalent de l’Église d’autre fois. Aujourd’hui comme il y a 1500 ans, le niais qui croît à la vérité révélée est sauvé, peut essayer de travailler (s’il trouve un emploi) ou mourir de faim tranquillement, alors que celui qui ne se soumet pas est condamné, non au bûcher mais à la ruine, et à la prison où on meurt pour raisons diverses.

Pour savoir ce qui se passe dans le cerveau du troupeau endoctriné, la multinationale globale du Moyen Âge avait promu la confession individuelle, processus qui permettait aux pécheurs d’être repérés, surveillés, voire dénoncés, sauf si la pénitence infligée pour effacer les fautes paraissait suffisante.

Aujourd’hui, Facebook, Googlag et autres cartels médiatiques ouvrent des plateformes où chacun se confesse, détaille ses humeurs et demande des conseils à de pseudo experts qui les orientent vers le bien, celui de la global-invasion évidemment. L’autorité du confesseur a été tournée vers celle des experts dont le savoir ne dépasse pas le colportage de bondieuseries globalitaires, mais avec un effet d’autant plus efficace que les foules pensent accepter librement les conseils. Le prédicateur médiatique vient à domicile donner ses conseils pieux, exposer les dogmes absolus, sur lesquels personne ne peut ni ne doit poser de questions.

La tyrannie telle qu’elle exista au Moyen Âge est déjà là, et nous aurons l’occasion ultérieurement de signaler d’autres points de ressemblance entre ces âges des ténébres.

Illustration : l’église, combattre les hérétiques.

 

  1. Tomillero
    Tomillero17 août 2018

    Il ne suffit pas de coller des faits présents avec des faits historiques, le tout assaisonné de clichés et de déclarations péremptoires, voire carrément absurdes, pour faire une analyse des temps présents. Ouh les méchants profs, les méchants syndicats, à la solde de facebook et google… et si vous pensez différemment on vous assassine!!! Oui monsieur! L’auteur de cet article est d’ailleurs actuellement en danger de mort, sans doute pourchassé par des barbus envoyés par Benalla sur ordre d’Amazon.

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