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Dans le monde multipolaire d’aujourd’hui, ériger l’Europe en un pôle de puissance

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Dans le monde multipolaire d’aujourd’hui, ériger l’Europe en un pôle de puissance

Ligne Droite ♦

Dans le monde multipolaire du XXIe siècle, dominé par les grandes puissances continentales et civilisationnelles, les anciennes nations d’Europe ne sont plus en mesure de s’imposer.

Quant à l’organisation de Bruxelles qui les rassemble, loin de les renforcer, elle les dissout, les soumet et les désarme. Aussi Ligne droite considère-t-elle comme essentiel d’ériger l’Europe en un pôle de puissance qui rendrait aux peuples européens leur indépendance et leur souveraineté collective. Une nouvelle vision de l’Europe qui lui permettrait de s’adapter au monde d’aujourd’hui et donc d’y retrouver une place éminente.

De la guerre froide au monde multipolaire

Car le monde actuel n’a plu rien à voir avec celui de la guerre froide. Depuis 1945 jusqu’en 1989, la planète était restée marquée par l’affrontement entre l’Est et l’Ouest, entre le bloc soviétique et le camp américain. Et tout sur la scène internationale était alors déterminé par cet antagonisme aussi bien idéologique que géopolitique. Le monde était clairement bipolaire, ce qui ne l’empêchait pas de rester, comme aux siècles précédents, largement dominé par des peuples d’origine européenne.

Après la chute du mur de Berlin et l’effondrement du système soviétique, tout a basculé. Les Américains, qui se trouvaient dans la situation d’avoir vaincu leur rival, ont cru un moment qu’ils allaient dominer le monde, un monde devenu unipolaire, sorti de l’Histoire et libéré des conflits. Rien de tel ne s’est produit car entre-temps, servis par les effets de la mondialisation, plusieurs pays très peuplés, autrefois qualifiés de sous-développés, ont connu une croissance économique exceptionnelle qui leur a permis de reprendre pied sur la scène mondiale.

Aujourd’hui en effet, de nouvelles grandes puissances ont émergé qui structurent désormais le monde selon un schéma multipolaire. Un schéma qui focalise la puissance sur quelques grands ensembles continentaux dotés chacun d’une civilisation qui leur est propre. Il y a toujours les États-Unis, mais aussi le Japon, l’Inde et la Chine, laquelle est en passe de devenir la première puissance mondiale. Il y a également le monde musulman qui certes n’est pas organisé autour d’un territoire et d’un État unique mais qui s’affirme avec force, uni par l’Oumma, la communauté des croyants musulmans. Et puis il y a aussi le monde latino-américain et enfin l’Afrique qui connaît une croissance démographique terrifiante.

Une Europe faible et menacée

Ligne droite estime donc indispensable de prendre en compte cette réalité fondamentale. Faute de quoi la France et les autres nations européennes pourraient bien connaître des lendemains qui déchantent. Car ces nouvelles puissances, pour la plupart soudées autour d’une civilisation commune et d’un État fort, ne s’affirment pas sur la scène internationale animées par la bienveillance à l’égard de l’Europe. Se situant en dehors de la sphère occidentale, elles ont toutes subi, à un moment ou à un autre de leur histoire, la suprématie européenne. Aussi nourrissent-elles à l’encontre de l’Europe une rancœur plus ou moins affirmée qui les pousse à prendre leur revanche sur leurs anciens maîtres et donc à dominer, à humilier, voire à détruire.

Or, dans ce monde nouveau, l’Europe apparaît faible, décadente et divisée. Politiquement éparpillée en une trentaine d’États, sans force armée conséquente, progressivement dépossédée de son potentiel industriel, rongée par la haine d’elle-même et la repentance, elle semble ignorer les menaces et les défis, seulement préoccupée de moralisme et de bien-pensance.

Pour une grande puissance européenne

Aussi, en ce début du XXIe siècle, Ligne droite estime-t-elle vital d’ériger l’Europe en un pôle de puissance pour rendre à notre continent et à la civilisation qu’il porte les moyens de se protéger et de conserver la place qui lui revient dans le monde. L’Union ainsi refondée et dirigée par les seuls États devrait rendre aux pays membres l’essentiel de leurs compétences pour se consacrer à tout ce qui peut assurer l’indépendance collective des nations d’Europe, la défense de leur identité et le retour à la puissance de leur commune civilisation (voir le texte sur le projet d’Europe confédérale).

Pour mener à bien ce projet, il est nécessaire de mettre radicalement en cause l’entreprise menée depuis des années dans le cadre de l’Europe bruxelloise. Celle-ci, loin de rechercher la puissance pour l’Europe, l’a au contraire placée sous la domination des Américains et sous l’influence des forces économiques mondialistes. Pour ce faire, elle s’est employée à confisquer toutes les prérogatives des États nationaux et à détruire leur souveraineté sans pour autant créer une souveraineté européenne. Instrument zélé du politiquement correct, elle a de plus favorisé délibérément tous les processus délétères qui affaiblissent les nations européennes, que ce soit le mondialisme, l’immigrationnisme ou l’atlantisme.

Un projet pour écrire l’Histoire

Seul un tel projet peut rendre un avenir à la France et aux nations européennes, un avenir qui soit digne de ce qu’elles ont été. Seul ce projet peut réveiller les Européens et leur redonner l’espoir, l’enthousiasme et la fierté de ce qu’ils sont. L’Europe, c’est cinq cents millions d’hommes et de femmes, un PNB équivalent à celui des États-Unis. Alliée à la Russie, c’est près de sept cents millions d’âmes et un territoire immense. C’est donc la possibilité pour l’Europe de s’imposer à nouveau face aux plus grands et de continuer à placer le monde sous l’influence bénéfique et civilisatrice des peuples européens.

L’Europe puissance, ce sont les Européens qui continuent de marquer leur empreinte dans l’Histoire.

 

  1. Olivier MONTULET
    Olivier MONTULET1 septembre 2018

    Je pense que les occidentaux, par leurs abus, ont perdu tout droit à prétendre être encore une puissance légitime.

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