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Nicolas, ah notre Nicolas , quel mauvais coup nous as-tu fait !

Nicolas Hulot

Nicolas, ah notre Nicolas , quel mauvais coup nous as-tu fait !

Yves-Marie Laulan ♦
Économiste,
Président de l’Institut de Géopolitique des Populations.

Notre cher président, notre président bien aimé, Emmanuel Macron, traverse si l’on peut dire, une période de « creux. Pour être honnête, il l’a un peu cherché

Le voilà maintenant qu’il se prend les pieds dans le tapis avec l’épisode Hulot, tout en cherchant visiblement des ennuis gratuits avec le sinistre dossier du prélèvement à la source, que personne ne lui demande et dont on ne voit pas très bien à quoi il peut servir. « Faut’-le faire » comme on dit communément. Et pour bientôt il envisage une réforme constitutionnelle qui ne servira à rien si ce n’est lui valoir, à coup sûr, la féroce rancune des sénateurs , une des pires au monde, et peut- être même, « horresco referens », une déconfiture cuisante.

Après les trois grandes réformes de son mandat, réforme du code du Travail, maitrise (relative) des dépenses publiques et mise au pas de la SNCF il a voulu continuer hardiment dans la voie des réformes à tout prix. Comme Dieu, il aurait dû se reposer le septième jour, sa mission achevée. Mais non
Las, les Français sont, pour l’instant, et sans doute pour longtemps, gavés, rassasiés de réformes. Ils veulent avant tout qu’on leur fiche la paix. Car ils savent que le pire est à venir et qu’une énorme crise est à nos portes. Pas besoin d’être grand clerc pour le devenir. Alors, de grâce, laissez-nous nous amuser tranquillement encore un peu avant le déluge à venir.

Et voilà que notre cher président a recrute, pour « faire joli », un imposteur de premier ordre, un charlot patenté, issu de la soi-disant mouvance écologique, laquelle comporte autant de présidents en titre ou en devenir que de membres. J’ai nommé le Sire Nicolas Hulot, l’homme à la mèche gamine, celle de son enfance coquine , pourtant lointaine, comme en témoigne son visage creusé par les excès. C’est lui qui allait tantôt sauver la planète en allant la polluer dans ses replis les plus secrets en hélicoptère, bien entendu ( payé par qui, à quel frais et pour en faire quoi ?)
.Mais ce serait , dit-on, l’homme le plus populaire de France. Je présume que l’on a compté ses « fans » un à un pour arriver à cette surprenante conclusion. Ou alors ce serait tout bonnement une invention des médias. Cela ne serait pas la première fois.

L’écologie, j’en sais quelque chose , et pour cause , n’a rien de rigolo. C’est un travail de fourmi, centimètre par centimètre, pour gagner un peu de terrain. Tout en sachant qu’en fin de compte cela ne servira à rien. Car pour gagner cette bataille, il faudra changer de comportements voire de civilisation. Ce n’est pas demain la veille. Tout le reste est littérature.
Un bon ministre de la transition écologique a donc pour tâche essentielle de ne rien faire, si ce n’est de grands discours, et, surtout, de ne pas susciter de dépenses supplémentaires dans un budget où chaque centime compte. Car l’écologie coute cher, très cher.

Pour revenir à notre comique troupier, le voilà , fidèle à lui-même, toujours le geste théâtral. qui démissionne à grands fracas devant les écrans. Pourquoi cette démission faussement improvisée ? Si ce n’est pour lancer évidemment un maximum d’éclaboussures sur le président Macron (qui avait cru le piéger) et tenter de se laver, tant bien que mal, de la fange ramassée dans le ruisseau en travaillant un temps avec les pouvoirs publics. Ce mauvais plaisant pourra retourner à sa chère Fondation et y arrondir ses revenus bien plus que dans un poste de ministre.

Mais voilà notre président bien embarrassé à son tour . Car comment remplacer ce rigolo ? Par un cornichon quelconque? Triste dilemme
En attendant, la classe politique est dans l’angoisse et les médias sont aux aguets. La France est comme hébétée, stupéfaite. La fin du monde est proche. Hulot a démissionné. Le soleil va-t-il encore se lever demain ? Et notre président, décidément à court d’inspiration, de se gratter une tête (qui a fâcheusement tendance à se dégarnir un tantinet, les soucis sans doute).

Et par qui le remplacer ? Eh bien comment ne pas songer naturellement au célèbre Cohn Bendit, ce personnage qui a l’heureux privilège de rassembler dans son patronyme deux gros mots retentissants et qui a joué le rôle que l’on sait en mai 68.
il a donc fait appel dans un premier temps à ce vieux cheval de retour, l’inusable Cohn Bendit . Ce fossile d’un autre âge, a, on s’en souvient, joyeusement savonné la pente pour le général de Gaulle en mai 68 , pour ceux qui ont encore un reste de mémoire.
Ce brave garçon a quand même refusé ce calice empoisonné. Ce qui est un peu dommage. Car ce personnage étrange, mi- français, mi- allemand, mi- juif, avait quand même un atout majeur dans sa manche: il ignorait tout des problèmes écologiques

Quoiqu’il en soit, c’est à croire que notre président a pris un coup de soleil sur la tête de trop cet été à Fort Brégançon. Il n’ a manifestement plus la main, comme en témoigne sa dégringolade spectaculaire dans les sondages. La magie Macron n’agit plus.
Ou alors notre Eliacin commencerait-il à avoir de l’acné , celle du passage de l’adolescence, où tout est aisé, à l’âge adulte, quand tout devient ardu.

 

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