Découverte d’une mutation génétique qui protège contre la prise de poids

Une variante génétique assez rare qui semble être liée à une sorte de « protection naturelle » contre la prise de poids a été découverte par une étude menée par des chercheurs du Regeneron Genetics Center et d’autres institutions, dont les Metabolic Research Laboratories de l’université de Cambridge.
Après une analyse génétique de 645 626 personnes originaires des États-Unis, du Mexique et du Royaume-Uni, les chercheurs ont, dans un premier temps, découvert 16 gènes présentant un lien avec les mutations de la masse corporelle. Quatre de ces gènes avaient déjà été associés dans des études antérieures à la prise de poids et à l’appétit.

Mutation du gène GPR75

Après une analyse plus approfondie, ils ont découvert que l’une de ces mutations, celle du gène GPR75, était liée à une plus grande protection contre l’augmentation de l’indice de masse corporelle. L’analyse des chercheurs a montré qu’environ une personne sur 2 500 était porteuse de cette mutation et que les personnes qui en étaient porteuses pesaient en moyenne 5,3 kg de moins.

Tests sur les souris

Les chercheurs ont ensuite effectué des tests en laboratoire avec des souris modifiant ce gène et imitant ainsi la même mutation présente chez l’homme. Ils ont découvert que les souris présentant cette mutation génétique, qui voit l’absence d’une copie du gène, permettaient aux souris de grossir 25 % de moins que les souris qui avaient au contraire les deux copies du gène et donc aucune mutation génétique. Chez les souris auxquelles il manquait les deux copies du gène, la prise de poids était même inférieure de 44 %.

Le gène GPR75 fortement impliqué dans l’équilibre énergétique

Selon les auteurs, ces résultats montrent que le gène GPR75 semble être fortement impliqué dans le contrôle de l’équilibre énergétique par notre corps et que son inhibition entraîne une perte de poids efficace.
Il s’agit de résultats obtenus dans une phase préliminaire et il est donc impossible pour le moment de comprendre comment ces découvertes pourraient être appliquées dans le domaine médical ou thérapeutique mais il est possible de penser, à l’avenir, que ces mêmes informations pourraient être utilisées pour développer de nouvelles thérapies pour l’homme.

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