Hespéridine dans le jus d’orange : les scientifiques découvrent ses effets sur l’hypertension

Une étude menée par des chercheurs de l’Eurecat Centre Tecnològic et d’autres instituts espagnols sur une substance particulière contenue dans le jus d’orange fournit plusieurs indications sur l’effet de cette substance, et donc du jus d’orange, sur les personnes souffrant d’hypertension et de tension artérielle élevée. Les résultats semblent montrer que l’hespéridine peut protéger contre la résistance à l’insuline et peut également avoir des effets positifs sur l’inflammation en général. L’étude a été publiée dans Clinical Nutrition.

L’hespéridine dans les agrumes

Comme l’expliquent les chercheurs, plusieurs études ont déjà montré que l’hespéridine peut avoir des effets positifs sur le système cardiovasculaire, bien que les mécanismes par lesquels elle agit ne soient pas encore bien compris.
L’hespéridine est un composé flavanone présent dans les agrumes. Il a été découvert pour la première fois en 1828, lorsqu’il a été isolé par un chimiste français à la suite de l’analyse de la couche interne blanche du zeste d’un agrume. Les scientifiques pensent que ce composé aide les plantes à se défendre. Ce composé fait l’objet de recherches scientifiques depuis plusieurs années car on lui prête des propriétés biologiques intéressantes.

L’expérience

Avec cette nouvelle étude, les chercheurs ont voulu en savoir plus sur les mécanismes d’action de l’hespéridine chez les sujets humains, en particulier ceux présentant une pression artérielle élevée et une hypertension de stade 1.
L’expérience a duré 12 semaines. Ils ont divisé 37 sujets souffrant d’hypertension artérielle et d’hypertension de stade 1 en trois groupes : le premier devait prendre une boisson témoin ; le deuxième devait prendre une boisson contenant 345 mg d’hespéridine ; le troisième devait prendre une boisson contenant 600 mg d’hespéridine.

Résultats

Les chercheurs ont constaté que les membres du troisième groupe (ceux qui prenaient 600 mg d’hespéridine) présentaient une réduction de 6 gènes pro-inflammatoires, tandis que les membres du deuxième groupe (ceux qui prenaient 345 mg d’hespéridine) présentaient une réduction d’un seul gène pro-inflammatoire.
Ils ont également constaté que les membres du troisième groupe (600 mg) présentaient une réduction du gène du syndrome coronarien aigu.
Comme l’expliquent les chercheurs dans les conclusions de l’étude, même une seule dose d’une boisson contenant les 600 mg d’hespéridine semble protéger contre la résistance à l’insuline et peut réduire l’expression des gènes pro-inflammatoires, même après un traitement de 12 semaines seulement. Cela explique probablement le mécanisme par lequel l’hespéridine contenue dans les oranges a un effet positif sur l’inflammation.

A ne pas manquer

Articles associés