Le resvératrol semble contrecarrer la réplication du nouveau coronavirus

Selon de nouvelles expériences décrites dans une étude publiée dans Phytotherapy Research, le resvératrol, une substance phénolique produite par les spermatophytes végétaux, semble inhiber la réplication du SRAS-CoV-2, le virus qui a déclenché la pandémie de COVID-19, au moins en ce qui concerne les expériences in vitro.
Actuellement, il n’existe toujours pas de traitement « officiel » pour le COVID-19 et ces quelques traitements médicamenteux concernent des médicaments, antiviraux et non viraux, déjà proposés dans le passé, notamment le remdesivir, la ribavirine, le penciclovir, le lopinavir et l’hydroxychloroquine.

Les chercheurs de l’hôpital des tiers de Shenzhen voulaient se concentrer sur le resvératrol, un composé phénolique végétal, pour voir s’il pouvait inhiber la réplication du virus. Ils ont choisi ce même composé car il a déjà prouvé par le passé qu’il inhibait la réplication de plusieurs autres virus, notamment la dengue, le virus de la grippe, le virus Zika et surtout le virus MERS-CoV, le virus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient. Ce dernier est un virus qui fait partie de la même famille que le SRAS-CoV-2.

Au cours d’expériences, les chercheurs ont d’abord découvert que le resvératrol n’était pas nocif pour les cellules car il n’affectait pas leur vitalité.
Pour tester l’effet sur le nouveau coronavirus, les chercheurs ont utilisé la réaction en chaîne inverse quantitative de la polymérase inverse (qRT-PCR) et le test d’immunofluorescence. Ils ont noté, en fait, un effet de contre-réaction sur la réplication.

Ils ont également noté que le resvératrol lui-même, lorsqu’il est appliqué avant que l’infection ne se produise, n’inhibe la réplication du virus que de 20 %. Lorsqu’il est appliqué après le début de l’infection, il peut inhiber la réplication de 98%. Ces résultats indiquent qu’il est efficace surtout lorsque le virus est déjà présent dans l’organisme et donc que toute hypothèse « préventive » peut ne pas être très efficace.

Le resvératrol semble activer le SIRT1 pour limiter la réplication du virus, mais des études supplémentaires seront nécessaires pour comprendre comment cette substance limite la réplication et l’entrée du virus dans les cellules.
L’un des avantages du resvératrol est toutefois qu’il ne provoque pas d’effets secondaires graves, même à des concentrations très élevées.

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