Alphabet de la Psychologie : Pleurs

Nouveau numéro de l’Abecedario de la Psicología à partir des connaissances du psychologue Sergio García Soriano, qui analyse une manifestation qui a différentes significations, parmi lesquelles celle de l’émotion : les pleurs.

Les êtres humains peuvent pleurer pour différentes raisons. Nous pouvons pleurer de tristesse ou de joie. Des larmes basales ou réflexes peuvent également être produites pour se défendre contre les agents extérieurs (vent, fumée…), la composition de ces larmes étant plus riche en protéines ou avec du lyzome, qui décompose les parois des bactéries.

Cependant, les larmes sur lesquelles nous allons nous concentrer sont celles provoquées par des raisons émotionnelles et qui sécrètent de l’ocytocine et des endorphines nous faisant nous sentir bien avec leur libération.

Ceci est dû au système nerveux parasympathique (SNP) qui est chargé, activé par les pleurs, de favoriser la relaxation et le repos après avoir fourni un effort. C’est le système qui régule le stress et une partie du métabolisme. Il est « complémentaire » du système nerveux sympathique, qui nous maintient vigilants et attentifs.

Le premier cri de l’enfant à la naissance montre qu’il a de la vigueur dans ses poumons et que la respiration, la vie, commence. Tout au long de son développement infantile, les pleurs seront le signe de l’intensité de certains de ses besoins fondamentaux : faim, froid, peur…

Plus tard, l’éducation vient délimiter cette action étant plus rare chez les hommes pour reconnaître les pleurs, puisque pendant de nombreux siècles, on a pensé qu’il s’agissait d’une faiblesse. Selon une étude réalisée en 2006 (Walter & Chip), les femmes admettent pleurer cinq fois plus souvent que les hommes.

Pleurer a des implications différentes. Tout d’abord, elle peut avoir un effet calmant car il y a une sauvegarde psychique d’une émotion ou d’une idée que je ne peux pas traiter ou admettre, de sorte que les pleurs peuvent servir à mieux traiter ce que je nie.

Pendant un certain temps, il y a eu des écoles thérapeutiques qui cherchaient à faire pleurer le patient, pensant que la catharsis était une décharge « curative », mais elles se sont ensuite rendu compte que cela ne suffisait pas, et qu’il n’était pas légitime d’induire ce but.

D’un autre côté, les pleurs peuvent inciter les autres à nous regarder et à compatir à la situation que nous vivons.

Si les pleurs sont continus, ils peuvent être le signe d’un trouble dépressif ou anxiogène, indiquant que nos émotions remontent à la surface sans que nous soyons capables de reconnaître le processus psychique dans lequel nous sommes plongés.

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