Le poivre noir est-il bon pour la santé ? L’avis de l’expert

Laura Brown, professeur de nutrition, d’alimentation et de sciences de la santé à l’université de Teesside, a publié un article dans The Conversation sur les effets du poivre noir sur le corps humain. Ce que nous appelons aujourd’hui « poivre noir » est constitué des baies séchées de la plante Piper nigrum. Il est généralement consommé sous forme de poudre après broyage.

Le poivre noir contient de la pipérine

Comme l’explique Brown, le poivre noir fait partie de la médecine traditionnelle indienne depuis des milliers d’années, ainsi que de la médecine traditionnelle chinoise, où il est également utilisé pour combattre l’épilepsie.
Cependant, le poivre noir a fait l’objet de nombreuses recherches et même la science moderne lui a trouvé des caractéristiques positives. Le poivre noir contient de la pipérine, un alcaloïde qui, en plus de faire du poivre noir une épice au goût piquant et distinctif, est également un excellent antioxydant.

Antioxydants et radicaux libres

Un antioxydant est une molécule qui absorbe les radicaux libres, des substances nocives pour l’organisme, comme l’explique le professeur. Un excès de radicaux libres peut endommager les cellules et entraîner des effets liés à l’âge ainsi que d’autres effets sur la santé tels qu’un risque accru de maladies cardiovasculaires, d’arthrite, d’asthme, de diabète et même de cancer.

Pipérine et radicaux libres : l’expérience de 2013

Brown mentionne également une étude de 2013 dans laquelle une équipe de chercheurs a mené une expérience sur des rats. Les rats ont été divisés en groupes et nourris soit avec un régime normal, soit avec un régime riche en graisses. Certains des rats soumis au régime riche en graisses ont ensuite reçu du poivre noir ou de la pipérine en complément. Les rats nourris au poivre noir ou à la pipérine ont présenté un nombre inférieur de marqueurs de dommages causés par les radicaux libres que les rats nourris avec un régime riche en graisses sans poivre noir ni pipérine.

Pipérine et arthrite

Il a également été démontré que la pipérine elle-même a des propriétés anti-inflammatoires. Des études ont suggéré, par exemple, explique le chercheur, que la pipérine elle-même peut réduire les niveaux d’inflammation et de douleur chez les souris atteintes d’arthrite.

Pipérine et resvératrol

En outre, le poivre noir peut permettre au corps humain d’absorber le resvératrol plus efficacement. Le resvératrol est un antioxydant présent dans le vin rouge, les cacahuètes et certaines baies. Des études ont montré que le resvératrol peut induire un certain niveau de protection contre la maladie d’Alzheimer, le diabète, les maladies cardiaques et le cancer. Toutefois, le resvératrol n’est pas bien absorbé par l’organisme car ses molécules ont tendance à se décomposer avant d’atteindre la circulation sanguine.

Pipérine et curcumine

Le poivre noir semble également favoriser l’absorption de la curcumine, un autre composé présent dans le curcuma, une autre épice bien connue. Une équipe de chercheurs a par exemple constaté que la consommation de 20 mg de pipérine avec 2 grammes de curcumine en plus peut améliorer l’absorption de la curcumine de 2000%.

Pipérine et bêta-carotène

Enfin, le poivre noir semble également améliorer l’absorption du bêta-carotène, un composé présent dans les légumes et les fruits que le corps humain utilise pour produire de la vitamine A.

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