Maladie polykystique rénale à dominante autosomique, les scientifiques découvrent que la mélatonine pourrait s’avérer utile

Une équipe de chercheurs a découvert que la mélatonine, une hormone qui joue généralement un rôle dans les cycles veille-sommeil, pourrait s’avérer utile contre la polykystose rénale, du moins en ce qui concerne les expériences menées sur les mouches à fruits. Les scientifiques pensent que cette découverte pourrait à son tour s’avérer utile en termes de traitement de certaines maladies rénales chez l’homme, ce qui pourrait, entre autres, diminuer le besoin de transplantations rénales chez de nombreux individus.

Les expériences sur les moucherons sont décrites dans une nouvelle étude qui est apparue dans Molecules. Au cours de ces expériences, les chercheurs ont découvert que la mélatonine réduisait les kystes dans les tubules rénaux des corps de mouches à fruits (drosophile ou drosophile) grâce à une mutation du gène Bicaudal C. Cette dernière est une mutation qui provoque des kystes rénaux chez un grand nombre d’êtres vivants, y compris l’homme.
Ce sont d’ailleurs des tubules que l’on trouve également dans le corps de mammifères complexes, dont l’homme. C’est précisément chez les humains qu’on les appelle « néphrons ».

Les chercheurs espèrent surtout que ces résultats seront utiles pour le traitement de la polykystose rénale autosomique dominante (ADPKD), l’un des deux types de polykystose rénale (PKD). « D’un point de vue biologique, cela a un grand potentiel que nous allons évidemment développer », explique Chiara Gamberi, professeur associé adjoint de biologie à l’université Concordia, l’un des auteurs de l’étude avec Cassandra Millet-Boureima.

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