OMS : La sécurité est le pilier de la recherche d’un vaccin

La sécurité est le pilier de la recherche d’un vaccin et une condition préalable qui devrait guider les essais cliniques, selon l’OMS, qui ne prévoit pas de vaccination de masse avant 2022

La sécurité est la pierre angulaire de la recherche de tout vaccin et est la condition préalable qui doit guider les essais cliniques, a déclaré aujourd’hui l’Organisation mondiale de la santé à propos de l’annonce de l’arrêt de l’essai de l’un des candidats vaccins les plus prometteurs pour COVID-19.

La société pharmaceutique suédo-britannique AstraZeneca a annoncé hier qu’elle avait interrompu l’essai clinique du candidat vaccin qu’elle expérimentait parce que l’un des participants souffrait d’une « maladie potentiellement inexpliquée ».

Le produit a été développé en collaboration avec l’université d’Oxford.

« Lorsqu’une maladie potentiellement inexpliquée apparaît chez un participant à un essai, qui peut ou non être liée au vaccin évalué, la recherche est une pratique courante », selon une déclaration de l’OMS envoyée à l’Efe.

L’organisation affirme que ces situations ne sont pas aussi inhabituelles qu’on pourrait le penser et que la perturbation dure aussi longtemps qu’il faut pour évaluer la situation.

« Nous sommes heureux de voir des concepteurs de vaccins qui garantissent l’intégrité scientifique des essais et qui sont liés par les normes et les règles du développement des vaccins », a déclaré l’organisme qui coordonne l’effort mondial de lutte contre la pandémie.

On considère qu’un ou plusieurs vaccins seront les principales armes pour mettre fin à la pandémie et permettre le rétablissement des services de santé nationaux ainsi que des économies malmenées.

Les vaccins sont testés sur des volontaires, organisés en deux groupes dans le cadre d’essais cliniques de phase 3.

Le premier groupe est inoculé avec le vaccin candidat et le second avec un placebo, mais les participants ne savent pas à quel groupe ils appartiennent.

Tout le monde est surveillé au cours des semaines suivantes pour voir si le groupe qui a reçu le placebo a plus de cas d’infection que l’autre groupe, ce qui montrerait que le vaccin fonctionne.

Pour ce faire, ces essais doivent être menés dans des endroits où le coronavirus circule intensément, comme ce fut le cas de l’essai d’Astrazeneca, qui testait son vaccin au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Brésil et en Afrique du Sud.

Ces trois derniers figurent parmi les dix pays du monde où l’on compte le plus grand nombre de cas confirmés de COVID-19.

OMS : le nouveau vaccin contre la grippe H1N1 ne sera pas disponible massivement avant 2022

Quelques heures avant ce poste à l’OMS, la responsable scientifique de l’Organisation mondiale de la santé, Soumya Swaminathan, a averti qu’elle ne s’attendait pas à ce que d’éventuels vaccins contre COVID-19 soient disponibles pour la population générale avant deux ans, bien que les premiers groupes à risque puissent être vaccinés d’ici la mi-2021.

« Beaucoup pensent que le début de l’année prochaine apportera une panacée qui résoudra tout, mais ce n’est pas le cas : il y a un long processus d’évaluation, de licence, de fabrication et de distribution », a déclaré l’expert indien lors d’une séance de questions et réponses avec les internautes par le biais des réseaux sociaux.

M. Swaminathan a déclaré que l’organisation est plus optimiste quant à la première arrivée de vaccins dans divers pays au milieu de l’année prochaine, lorsque la priorité devrait être donnée aux groupes les plus à risque, car d’ici là il n’aura pas été possible de produire des doses pour l’ensemble de la société.

« C’est la première fois dans l’histoire que nous avons besoin de milliards de doses d’un vaccin », a déclaré le responsable scientifique de l’OMS, qui a expliqué qu’au maximum des centaines de millions de doses sont nécessaires dans les campagnes annuelles de vaccination de masse contre d’autres maladies.

Lors de la sélection des groupes prioritaires pour recevoir le vaccin, l’expert indien a insisté sur le fait que « les travailleurs de la santé devraient être les premiers, et dès que davantage de doses arriveront, il faudra atteindre les plus âgés, les personnes atteintes d’autres maladies, pour couvrir une part de plus en plus importante de la population, un processus qui prendra quelques années.

D’ici là, a souligné M. Swaminathan, « les gens doivent être disciplinés », ce qui implique que les mesures préventives actuelles (éloignement physique, masques, hygiène des mains…) ou similaires doivent être maintenues.

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