Une nouvelle étude publie une stimulation lumineuse pour les troubles neurodégénératifs – Science News.co.uk

Un nouvel article scientifique paru dans le Chinese Medical Journal propose une thérapie par stimulation lumineuse pour le traitement des maladies neurodégénératives. Selon Chun-Feng Liu, neurologue et auteur de l’étude, on ne dispose pas encore de connaissances suffisantes concernant l’utilisation de cette thérapie particulière dans les maladies neurodégénératives et cette étude peut donc contribuer à faire la lumière.

La stimulation par la lumière, en effet, a été proposée dans le passé et l’est encore aujourd’hui par plusieurs études comme une alternative prometteuse pour le traitement de diverses maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les troubles cognitifs et du sommeil.
La luminothérapie est une thérapie dans laquelle le patient est exposé à la lumière naturelle du jour ou à une lumière artificielle de différentes longueurs d’onde. Selon certains scientifiques, la fonction neurologique peut être affectée positivement par cette méthode.

La plupart de nos fonctions corporelles, en fait, sont réglées sur ce que l’on appelle les « rythmes circadiens ». Il s’agit d’une sorte d' »horloge » interne qui contrôle nos rythmes vitaux par l’intermédiaire de l’hypothalamus, une zone du cerveau. Dans cette région particulière, en effet, un certain nombre de gènes essentiels au maintien du rythme circadien sont exprimés. Des dysfonctionnements de ces gènes peuvent perturber ces importants cycles rythmiques et être liés à des troubles neurodégénératifs, métaboliques et du sommeil. Les stimuli de la lumière elle-même semblent réinitialiser cette horloge interne d’une certaine manière, rétablissant, du moins en partie, les rythmes circadiens normaux et atténuant les symptômes causés par tout dysfonctionnement à ce niveau.

Mais pourquoi la lumière semble-t-elle avoir ces effets positifs sur le sommeil ? En effet, l’un des mécanismes par lesquels l’organisme contrôle les rythmes circadiens repose sur la sécrétion de mélatonine, une hormone importante provenant de la glande pinéale du cerveau qui, entre autres, contrôle également le sommeil. En simulant la lumière, la production de mélatonine peut être partiellement supprimée au cours de la journée et la somnolence peut ainsi être réduite. En outre, il a été découvert que certaines biomolécules dans les cellules immunitaires et les cellules souches semblent être sensibles à des longueurs d’onde particulières de la lumière et, lorsqu’elles sont stimulées, peuvent produire des facteurs neurotrophiques qui peuvent être bénéfiques pour la fonction neuronale, ce qui suggère que des effets positifs peuvent également exister pour les troubles neurodégénératifs.

À l’heure actuelle, l’utilisation de la luminothérapie dans le cadre des troubles neurodégénératifs peut encore être considérée comme étant au stade préclinique, mais elle pourrait s’avérer être une alternative sûre et rentable. Cependant, d’autres études de plus grande envergure seront nécessaires pour comprendre pleinement le potentiel de cette stratégie thérapeutique relativement nouvelle.

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